Prêts aux personnes malades : l’Etat met les assurances sous pression

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La convention AERAS (s’assurer et emprunter avec un risque de santé aggravé), n’a pas rencontré le succès espéré par les malades car mal ficelée au départ. Mais arrivée à expiration fin décembre, elle doit être renégociée à partir de demain, sous l’œil attentif des pouvoirs publics.
Depuis sa mise en place en 2007, les assurances doivent examiner toutes les demandes d’emprunt des malades. Les tarifs étant trop souvent exorbitants, l’Etat entend imposer de nouvelles règles.
L’enjeu est important : en juin 2009, 10,9% des demandes de prêts d’assurance émanaient de personnes présentant ce fameux «risque de santé aggravé de santé». Soit 300 000 dossiers ».
Du côté de la Fédération française des sociétés d’assurances, la convention actuelle est jugée satisfaisante. Le gros problème est que, parmi ces dossiers, 45% faisaient l’objet d’une surprime inabordable et donc discriminante pour les malades …… parfois même soignés car les assureurs avançaient un risque de rechute.
Christine Lagarde, ministre de l’Economie, suit cette renégociation avec intérêt, elle vient de déclarer qu’elle « va exiger des banquiers et des assureurs qu’ils offrent de meilleures garanties aux malades qui souscrivent des crédits ».
La ministre ajoute que « la médecine progresse et pour certaines maladies les risques de rechute ou de décès ont nettement diminué ou sont réduits à zéro. Cela doit se retrouver dans les prix et les garanties qu’offrent les assurances ».
« L’objectif est aussi de tendre vers le zéro refus médical », ajoute Christine Lagarde.
ACS suit cette affaire de près, nous vous tiendrons informés de l’évolution de la renégociation.

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