Info de l’Institut Pasteur (newsletter d’avril)

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La spondylarthrite ankylosante

Par Lars Rogge, responsable de l’unité d’immunorégulation à l’institut Pasteur

Aussi fréquente que la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante est une maladie très handicapante et douloureuse qui concerne 300 000 personnes en France et près d’un million et demi d’Européens. Survenant le plus souvent chez des hommes jeunes (entre 20 et 40 ans), cette maladie auto-inflammatoire chronique touche l’articulation sacro-iliaque de la colonne vertébrale et parfois aussi les articulations des membres. L’inflammation s’accompagne d’une formation anormale d’os nouveau qui « soude » les vertèbres entre elles. La colonne vertébrale n’est plus flexible, et la personne se courbe de plus en plus. Cette maladie à forte composante génétique est à l’étude à l’Institut Pasteur dans l’unité d’Immunorégulation dirigée par Lars Rogge, qui a créé en 2016 une unité mixte de recherche sur la spondylarthrite ankylosante avec le service de rhumatologie de l’hôpital Cochin.

« Nous nous intéressons en particulier à des molécules utilisées dans le traitement de cette maladie, qui bloquent une cytokine inflammatoire, le TNF, et nous venons d’élucider leur mécanisme d’action », explique le chercheur. « Ceci pourrait permettre d’agir sur de nouvelles voies de la maladie et aussi d’identifier chez les patients des « signatures » prédisant l’efficacité de la réponse aux anti-TNF, sans effet chez un tiers d’entre euxDes analyses chez 70 patients nous ont permis d’identifier des molécules candidates en vue de définir des biomarqueurs de la réponse thérapeutique. Nous  démarrons une étude sur 200 patients pour explorer ces pistes, et aussi comprendre le mode d’action d’une autre molécule dont l’intérêt pour le traitement la spondylarthrite ankylosante  a été montré récemment : l’anti-IL17. Grâce à la cohorte de volontaires sains de Milieu Intérieur , nous allons aussi comparer les réponses immunitaires de personnes en bonne santé et malades. »

A la clé ? Des outils qui permettront aux médecins de savoir quel type de traitement administrer à leurs patients.

Merci à Adeline.

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