BUTAZOLIDINE => A.C.S. met le Ministre de la santé devant ses responsabilités.

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NOVARTIS a arrêté la fabrication de la Butazolidine le 31.12.2011, laissant plus de 6.000 malades atteints de spondylarthrite sur le carreau.
A.C.S. a suivi cette affaire, dès le 3 janvier 2012 nous avons contacté tous les acteurs de la chaîne du médicament, le laboratoires NOVARTIS à différents étages, la HAS, puis l’AFSSAPS puisque sur leur site internet nous ne trouvions pas d’information sur la Butazolidine et là surprise … le 10 janvier 2011 l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) ne savait pas que NOVARTIS avait arrêté la fabrication de la Butazolidine et que 6.000 malades paniquaient car pour beaucoup c’était le seul médicament qui les soulageait.

Nous avons tenté de négocier un délai avec NOVARTIS le temps que les médecins généralistes, qui n’étaient pas informés, les rhumatologues (nous avons contacté la Société savante par mail des 5 et 7 janvier, au 10 février elle ne nous a pas répondu) dont beaucoup que nous avons questionné étaient soit pas au courant, soit en avait entendu parler mais n’en savaient pas plus, puissent avoir le temps de mettre en place un autre traitement, mais lequel ?

En réalité tout le monde s’est camouflé derrière l’avis rendu par la Commission de transparence de la HAS (Haute Autorité de Santé) qui s’est tenue le 27 avril 2011, ce n’est pas grave les malades trinqueront à la santé du traitement que l’on a arrêté de produire le soir du réveillon du jour de l’an.

Il faut reconnaître qu’en décembre les malades pensent plutôt aux fêtes de fin d’année qu’à surveiller …, mais qui ? Personne n’a parlé de ce problème, et après tous les scandales liés aux médicaments ces derniers temps nous aurions pu imaginer que les autorités de santé auraient été vigilantes, que l’AFSSAPS qui a eu une année 2011 très mouvementée aurait été informé, par le laboratoire producteur, de l’arrêt de la production d’un médicament.

Comme nous vous l’avons écrit le 3 février nous attendions encore quelques appels téléphoniques de la part de NOVARTIS, nous les avons eu, résultat : c’est de la faute de la HAS qui a dé remboursé ce médicament à … 1,12€ , pas interdit, pas enlevé l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), non simplement dé remboursé pour "service médical rendu insuffisant" (2,24€/mois). 

Donc NOVARTIS pouvait le laisser sur le march ! Pas remboursé mais 2,24€/mois qui ne l’aurait pas acheté pour être soulagé, c’est moins que la moitié d’un paquet de cigarette et fumer ça c’est grave, ça provoque des cancer, ça tue, mais c’est en vente libre car l’état se gave au passage.

De qui se moque-t-on, alors que ce médicament est en vente depuis plus de 50 ans ? Nous avons demandé à NOVARTIS l’épidémiologie concernant la Butazolidine, silence, Madame Annick Roche, responsable des relations patients de NOVARTIS ne sait pas, ça peut se concevoir, mais que Madame le Docteur Danièle Girault, directrice des affaires cliniques de NOVARTIS ne le sache pas c’est plus étonnant, voir inquiétant. Et s’il n’y avait pas de cas suffisamment importants par rapport au nombre de personnes soulagées pour justifier l’arrêt de la production ?

Enfin, d’après nos informations, NOVARTIS aurait dans ses tuyaux une biothérapie qui pourrait remplacer la Butazolidine, pas demain matin mais bientôt. Actuellement les biothérapies ayant l’AMM, celles qui nous sont prescrites par nos rhumatologues pour nous soulager des douleurs causées par la spondylarthrite, valent 500 fois plus cher que la Butazolidine, que penser ?  

En dernier ressort, puisque chacun renvoie la responsabilité sur l’autre, nous avons adressé une lettre recommandée AR à Monsieur le Ministre de la santé pour lui demander de prendre ses responsabilités et une autre lettre recommandée AR à l’éminent Professeur Gilles Bouvenot, qui a présidé la Commission de transparence de la HAS qui à rendu cet avis défavorable à la Butazolidine, mais favorable pour NOVARTIS qui ne gagnait pas un rond avec ce vieux traitement à 1,12€ la boite.

 

A.C.S. est là pour défendre l’intérêt des spondylarthritiques, nous n’abandonnerons pas et pour nous aider vous pouvez laisser un commentaire pour nous faire connaître vos pensées sur la Butazolidine.

Franck GERALD, président d’ "Action contre les spondylarthropathies".


Ci-dessous la chronologie de nos démarches pour la BUTAZOLIDINE depuis le 3 janvier 2012

 

3.01.2012 – 16h30 => Rappelez-vous 2008, NOVARTIS avait déjà arrêté la fabrication de la BUTAZOLIDIENE, 6.000 personnes atteintes de spondylarthrite ankylosante en France étaient traitées par ce médicament.

Le désespoir pour ces malades, le danger aussi car certains avaient constitué des stocks et le pire nous avions vu arriver des sorciers qui commençaient à en proposer sur Internet. ATTENTION, ces produits sont des copies dangereuses !

A.C.S. s’était mobilisé, avait pris l’attache du Président de NOVARTIS, la Société Française de Rhumatologie (Société savante) également, la mobilisation des malades par notre intermédiaire et des médecins rhumatologues a finie par inciter NOVARTIS à reprendre la fabriquation le temps de trouver un petit laboratoire ou une start up qui voudrait bien s’intéresser à la fabriquation de cette molécule : Phénylbutazone, nom commercial Butazolidine.

Voici la lettre adressée à ACS le 22.09.2008 par Monsieur Patrice Zagamé, Président de NOVARTIS.

En 2008 la boite de Butazolidine revenait à 2,38 euros, en Décembre 2011 la boite de 20 comprimés de 20 grammes coûtait 1,12 euros remboursée à 65%.

En 2011 la "Haute autorité de santé" (HAS) a émis un avis défavorable au remboursement de la BUTAZOLIDINE, voici la synthèse de l’avis daté e du 14.09.2011

En décembre NOVARTIS décide de stopper sa production et en informe l’AFSSAPS fin décembre.

L’AFSSAPS qui a bien des soucis en ce moment ne l’a pas encore annoncé (à ce jour) sur son site, A.C.S. s’en est inquiété aujourd’hui 3 janvier 2011 auprès de l’AFSSAPS, il y a eu un petit retard de transmission d’information entre services mais l’AFSSAPS nous a dit le mettre très vite sur son site et nous informer immédiatement afin que nous vous communiquions le lien.

6.000 malades à 1,12 euros, qu’est-ce que ça représente pour un laboratoire comme NOVARTIS ? Rien.

6.000 malades à 1,12 euros qu’est-ce que ça représente pour un petit laboratoire ? Pas assez.

65% de 1,12 euros non remboursé, qu’est-ce que les malades en avaient à faire du déremboursement, comparé au 100% des lus de 1.000 euros/mois remboursés pour les anti TNF alpha ?

Cherchons l’erreure, comme en 2008 A.C.S. va se mobiliser pour tenter de trouver une solution raisonnable, économiquement 6.000 x 1,12€ = 6720€ = moins de 7 mois d’anti TNF alpha pour "1" spondylarthritique pour en soulager 6.000 tous les mois.

Evidemment on ne prescrira pas des anti TNF alpha à tous ceux qui étaient sous Butazolidine, mais notre Sécurité sociale sera-t-elle gagnante et n’expose-t-on pas 6.000 malades à un trafique de contrefaçon de BUTAZOLIDINE. Franck GERALD, Président d’A.C.S.


04.01.2012 – 16h00 => Nous venons d’avoir le responsable qualité et affaires techniques de NOVARTIS, une réponse de NOVARTIS nous est annoncée pour avant la fin de la semaine 1 de 2012.


05.012012 – 11h30 => Nous (ACS) venons de jondre le LEEM (Les entreprises du médicament), qui est le syndicat des quelques 280 laboratoires pharmaceutiques qui distribuent leurs produits en France.

Nous avons demandé au LEEM de nous aider à trouver un laboratoire qui reprendrait la fabrication de la BUTAZOLIDINE, ce ne serait pas pas une question de rentabilité pour ce laboratoire mais un geste humanitaire en faveur des 6.000 personnes qui souffre de ne plus avoir leur traitement. Nous avons précisé que ce laboratoire pouvait doubler le pris de vente puiqu’il était de 1,12€, nous pensons que même à 2,24€ non remboursés les malades s’offriraient leur BUTAZOLIDINE. Réponse début de semaine prochaine (Semaine 2 de 2012).


22.01.2012 => NOVARTIS n’ayant pas eu la correction de nous rappeler, les autorités de tutelles faisant la sourde oreille pour ne pas se mouiller, A.C.S. va changer de méthode et mettre le ministre devant ses responsabilités. Nous allons vous solliciter, les malades, leurs familles et leurs amis sont aussi des électeurs !


03.02.2012 => Nous ne nous sommes pas endormis sur le dossier, ça avance doucement et nous pouvons dire qu’il n’y a pas beaucoup d’espoir, nous avons eu plusieurs personnes chez NOVARTIS, elles sont désolée et rejette la faute sur l’ HAS qui a émis un avis défavorable disant que la Butazolidine pouvait avoir des effets secondaires "mortels" (personne chargée des relations avec les associations de malades). Lorsque j’ai demandé combien de personnes étaient décédéesà cause de la Butazolidine depuis 50 ans j’ai eu un grand silence comme réponse.

Il nous reste encore quelques cartouches, mais aujourd’hui nous recevons un mail de l’AFSAPPS dont nous vous faisons part, il semble qu’il y ait encore des dysfonctionnement dans l’information sur les médicaments :

L’information sur l’arrêt de commercialisation de la BUTAZOLIDINE au 31 décembre 2011 vient d’être mise en ligne sur notre site: http://www.afssaps.fr/Infos-de-securite/Ruptures-de-stock-et-arrets-de-commercialisation-des-medicaments/BUTAZOLIDINE-100-mg-comprime-enrobe-phenylbutazone-Arret-de-commercialisation

A priori Novartis a bien tenu au courant les professionnels de santé mais ne nous a pas fait valider sa communication nous n’avons pas été au courant en temps réel des suites données à ce dossier, ceci expliquant le délai de mise en ligne de cette information.
Bien cordialement,
Arnault de V.
 
 
Nous allons encore tenter quelque chose la semaine prochaine puis nous revenons vers vous pour démarrer notre action.FG

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