ACS-FRANCE pour mieux vivre avec la spondylarthrite

Au service des malades depuis avril 1987

L'information diffusée sur le site est destinée à encourager et non à remplacer les relations existantes entre patient et médecin.

6 jours d'Antibes du 6 au 12 juin 2010

IMC et Pensées

aucun commentaire

Date de publication: 02/03/2010

 

L’ischio-jambier et le moyen fessier vont mieux mais sont encore un peu douloureux. Je me dois d’observer une 2ème semaine de repos. J’en profite pour travailler davantage les assouplissements, étirements et abdominaux. Ce sera donc un repos réparateur. Je reprendrai l’entraînement lundi prochain. Il me restera 3 semaines pour préparer les 24 h de Château-Thierry qui constitueront une bonne mise en jambes pour Antibes.
Pour répondre plus précisément aux questions de Franck relatives à l’IMC, j’ai rencontré, à l’issue de l’épreuve de Charly, des grands spécialistes du « Paris-Colmar ». Voici leur propos: en début de saison durant les 2 premiers 24 h, les marcheurs perdent 1 à 2 kg. Ensuite ils arrivent à leur poids de forme et ne perdent plus. Pour « Paris-Colmar », c’est différent. Ils marchent pendant 3 jours non stop avec des horaires à respecter contrairement à Antibes où chacun est libre de gérer son temps. Ils sont à leur poids de forme depuis longtemps et perdent très peu durant l’épreuve. Après celle-ci, ils peuvent faire de la rétention d’eau et prendre plusieurs kilos dans les jours qui suivent. A cela s’ajoutera une très grande fatigue. Puis, brutalement, en 1 seule nuit, ils perdent tous ces kilos et même davantage. Ces spécialistes sont unanimes sur un point : il n’y a pas d’augmentation de la masse musculaire dans des épreuves d’ultrafond.
Sur le plan cardiaque, je ne suis pas médecin, mais le cardiologue que j’ai rencontré suite à mon échec sur le « Paris-Colmar » est contre ces sports extrêmes même si l’athlète est affûté. Alors que dire pour les marcheurs présentant un surpoids ? Je connais plusieurs marcheurs concernés qui enchaînent les 24 h et ne se plaignent pas de problèmes cardiaques ou articulaires. Je pense mais je n’affirme pas que tout est question d’entraînement et de dosage de l’effort. En acceptant de marcher en deçà de ses limites, on peut aller très loin sans endommager la machine. Comme je l’ai déjà dit précédemment, la marche de fond c’est « souvent, longtemps, jamais durement ». Hormis les problèmes de tendons d’achille, l’an dernier j’ai terminé les 6 jours beaucoup plus frais physiquement qu’après n’importe quel 24 h. J’avais volontairement réduit mon allure de près d’1,5 km/h ce qui est énorme en marche. Je m’arrêtais quotidiennement chez le médecin de l’épreuve. Son premier geste était la prise de tension qui est restée normale et identique du début à la fin. Sur du long terme, il faut savoir marcher avec sa tête.
Belle transition pour répondre aux questions de Bernard. A quoi pense-t-on pendant l’effort ? Je crois que l’idéal serait de pouvoir faire le vide total dans son esprit, pour marcher le plus relâché possible tel un métronome. Mon ami Loulou qui m’a enseigné les bases de la discipline et me rejoint régulièrement dans mes entraînements est expert en la matière. Moi, je ne sais pas faire. Je suis le roi de la « gamberge ». Je refais le monde pendant l’épreuve. Je pense naturellement à beaucoup de sujets personnels. Mais j’ai arrêté de penser au Loto; ça ne m’a jamais rien rapporté. Pour ne pas être distrait par mes pensées qui peuvent faire baisser mon allure d’1 à 2 km/h sans m’en rendre compte, je m’efforce de rester concentré en permanence sur ma technique. Je suis compétiteur donc je calcule tout : mon allure, l’écart avec mes adversaires, leurs stratégies, mes ravitaillements. Certains marcheurs s’isolent en écoutant de la musique. Moi je n’aime pas et je trouve cela dangereux. Il faut savoir que la majorité des parcours ne sont pas fermé à la circulation, alors je préfère jouir de tous les bruits extérieurs pour ma sécurité personnelle. Pour l’avoir vécu, même si j’ai horreur de cette musique, je reconnais qu’une bonne sono placée sur un véhicule suiveur et vous envoyant de la techno aide à garder un rythme. Mais je ne pense pas pouvoir la supporter pendant 6 jours. J’essaie de ne pas penser aux douleurs quand arrivent les premières ampoules ou courbatures. Je crois que la maladie avec ses luttes quotidiennes contre la douleur m’a forgé un mental d’acier qui m’aide à appréhender tous ces petits bobos. C’est bien le seul point positif que je lui accorde.
Pour terminer, c’est avec grand plaisir que je me rendrai aux journées médicales de Monaco. Il y aura sans aucun doute de précieux échanges sur la maladie, la médecine et le sport.
El Gino
 
« Il est bien des choses qui ne paraissent impossibles que tant qu’on ne les a pas tentées » [André Gide]
Alain Courtoisie Sport
 
 Photo : petite balade d’une douzaine d’heure pour environ 90 km sur le chemin des douaniers (Manche) avec mon ami Loulou.
 

haut de page

Dur, dur la marche de sprint !

2 commentaire(s)

Date de publication: 23/02/2010

 

 
Dimanche 21 février, j’ai participé aux 8 heures de marche de Charly sur marne (02), en relais avec un ami du « SPN Vernon » (27). Il y avait un joli peloton de 89 marcheurs au départ. Un temps frais mais pas glacial comme les années précédentes nous a accompagné pendant la matinée. Nous avons même eu doit à une petite éclaircie dans l’après-midi. Bref la météo était idéale pour une belle épreuve. Avec mon ami Sylvain, sur un parcours agréable mais usant, nous avons parcouru 70 km 648 m en 7h51’à 9 km/h de moyenne. Le vainqueur en individuel n’est autre que Bernardo JOSE MORA, l’espagnol vainqueur des 6 jours d’Antibes 2009. Félicitations à lui, ce n’est pas un marcheur du dimanche (Gérard Cain comprendra) !! Nous prenons la 11ème place au classement scratch et la 6ème place (sur 16) du classement par équipe. A la fin de sa 1ère saison de marche Sylvain a fait la moitié de la distance à 8,5 km/h de moyenne et moi l’autre moitié à 9,5 km/h. Je suis content de ce résultat pour mon ami qui, mentalement a franchi un nouveau cap et qui participera dans 15 jours à son 1er championnat de France de grand fond sur 24 heures avec 2 autres marcheurs de son club, et pas les moindres, car ils étaient tous deux champions de France de la discipline en 2008, l’un chez les hommes, l’autre chez les femmes. Je serai à Bourges pour assurer leur assistance. On inversera les rôles le 26 mars aux 24 h de Château-Thierry (02).
Revers de la médaille pour moi, mon organisme n’a pas digéré l’épreuve. Une épreuve en relais implique beaucoup de rythme. Les muscles et les articulations sont très sollicités. Alors que je marchais à plus de 10 km/h, des douleurs sont apparues à l’ischio-jambier ainsi qu’ au moyen fessier droits dès le début de la 3ème heure et se sont accentuées au fil de l’épreuve. J’aurais probablement jeté l’éponge si j’avais marché en individuel, mais j’ai tenu bon, sans jamais descendre sous les 9 km/h pour accompagner Sylvain qui se donnait beaucoup de mal de son côté. Que voulez-vous, le normand est têtu ! Je ne referai pas d’autres séances prolongées de rythme avant Antibes. Tout le lundi, j’ai eu l’impression d’être un petit grand-père et d’être revenu 4 ans en arrière avant le traitement d’anti TNF alpha. Difficultés à me déplacer, à m’asseoir, à m’habiller, obligation de m’aider des mains pour entrer les jambes dans la voiture, bref, des gestes que j’avais oublié et qui pourtant me paraissent si proches. Quelle bonne idée j’ai eu d’avoir pris une journée de congé ce lundi. Ce midi mon kiné m’a rassuré en me confirmant que c’est uniquement musculaire et que tout est ok pour les articulations. Il m’a fait des « papouilles » parfois très douloureuses mais qui font un bien fou par la suite. J’aime bien la devise Shadock affichée dans son cabinet: « Si ça fait mal, c’est que ça fait du bien ! » Un peu de repos, beaucoup d’étirements et le diesel sera à nouveau opérationnel.
Il m’appartient de rester vigilant. Il y a quelques années, je pouvais marcher sans souci plusieurs heures à 10 km/h. Aujourd’hui cette allure est ramenée à 9 km/h. Les copains de mon âge qui peinaient à me suivre il y a 10 ans sont maintenant devant. C’est comme ça, je l’accepte volontiers. Je suis bien heureux de pouvoir continuer à pratiquer ma passion qui me maintient en forme, tant physiquement que moralement, même si c’est à une allure modérée.
Alors que je n’étais qu’un petit garçon, j’avais déjà, dans ma famille, la réputation d’être un bon marcheur. Je ne savais pas que de cette prédisposition découlerait une passion. Certains se plaisent à dire que je marchais déjà dans le ventre de ma maman. Ils n’ont peut-être pas tort !!
El Gino
« Le courage est contagieux. Il suffit qu’un homme en fasse montre pour que d’autres relèvent la tête » [Billy Graham]
Alain Courtoisie Sport
 


 

haut de page

Quels vêtements et quelle alimentation pour marcher à Antibes ?

1 commentaire(s)

Date de publication: 16/02/2010

 

Les chaussures : des running pas trop légères (celles-ci sont réservées pour les petites distances). Le talon ne doit pas être épais. La chaussure doit pouvoir plier facilement dans vos mains pour permettre un bon déroulement du pied. Vous devez ajouter 1 à 1,5 à votre pointure de chaussure de ville car naturellement le pied gonfle après plusieurs heures de marche (je fais du 44 pour la ville et 45 1/3 pour le sport).
Les chaussettes doivent être fines et sans coutures.
Concernant les vêtements, ils devront être légers et respirant car à Antibes il fait chaud. Si votre peau supporte le soleil vous porterez short ou cuissard et tee-shirt à manches courtes, sinon il faudra prévoir des collants fins et des tee-shirt à manches longues, cette dernière solution étant adoptée par la plupart des marcheurs du Paris-Colmar qui ne veulent pas prendre le risque d’attraper des coups de soleil. Dans la journée la casquette est obligatoire. Vous devrez l’accompagner d’un linge protégeant la nuque. Enfin pensez à emporter un vêtement de pluie imperméable et respirant, même si à Antibes il pleut rarement et ça ne dure pas comme en Normandie !!
Lisez cet article qui parle de la préparation des pieds des marcheurs du Paris-Colmar
http://www.marchons.com/   onglet : marche et santé/soins. Je ne pratique pas le tannage (peut-être à tort) mais j’utilise une pommade anti-frottements avant et pendant l’épreuve.
Pour éviter toute irritation, pensez à une pommade à mettre sous les aisselles et entre les cuisses et à protéger les tétons avec un sparadrap.
Concernant l’alimentation, je vous invite à lire l’article de Jean Cécillon sur http://www.marchons.com/   onglet : marche et santé/alimentation. Il résume tout à fait la situation. Comme le précise le règlement des 6 jours d’Antibes, il est indispensable de prévoir son ravitaillement personnel composé essentiellement de sucres lents, nourriture de base pour les épreuves de grand fond. Vous trouverez le restant dans le ravitaillement fourni par l’organisation.
Franck, concernant la perte en IMC, elle sera réelle lors d’entraînements réguliers. Elle sera faible, voire nulle durant une compétition de 24 h ou plus, car nous mangeons énormément. Durant le Paris-Colmar, certains marcheurs prennent quelques kilos qu’ils perdent naturellement dès la semaine suivante en retrouvant une alimentation classique.
N’oubliez pas de jeter un œil sur le site de Philippe http://www.defi2010.fr/ (voir le dernier commentaire) C’est un Homme fort sympathique qui, comme moi, met sa passion au service des autres. C’est cela, marcher utile ! C’est avec joie que je l’accompagnerai lors d’une étape. Souhaitons lui le meilleur pour la réalisation de ce formidable défi.
 El Gino
 
« Rien ne sert de courir si l’on n’est pas pressé et rien ne sert de marcher si on n’est pas foutu de tenir debout » [Pierre Dac]
Alain Courtoisie Sport


 

haut de page

Vers une marche plus rapide et plus économique

2 commentaire(s)

Date de publication: 08/02/2010

 

Voici quelques modifications à apporter à votre gestuelle pour la rendre plus efficace et plus économique en énergie.
Les pieds doivent être posés le plus droit possible au sol sur 1 ligne droite contrairement à la marche naturelle où les pas forment 2 lignes parallèles. L’attaque au sol doit se faire par le talon la pointe étant alors très relevée. Puis le pied déroulera complètement pour terminer son action par une poussée du gros orteil avant de quitter le sol. De cette poussée découlera l’amplitude maximale du pas.
La jambe doit rester basse et le pied doit raser le sol au retour du pied de l’arrière vers l’avant, (économie d’énergie et pose souple et sans rudesse du pied).
Le bassin est très sollicité en MA. Il subit une double rotation : horizontale par le fait de marcher en ligne et verticale par le retour rasant du pied. Cette double rotation donne le style caractéristique du marcheur athlétique. Elle permet un pas beaucoup plus long qu’en marche ordinaire. Par ailleurs, il a été démontré que ce mouvement du bassin prévient l’arthrose de l’articulation de la hanche. Il ne faut pas chercher à forcer ce déhanchement sous peine de perdre le bénéfice de l’énergie économisée. Plus vous donnerez de fréquence à votre gestuelle et plus ce déhanchement sera prononcé.
Le tronc doit rester droit. On observe une rotation inversée entre le haut et le bas du tronc provoquée par le balancement des bras et le fait de marcher en ligne.
Les épaules, la tête doivent rester droits et le regard à l’horizon.
Les bras servent beaucoup plus dans la marche que dans la course. Ils ont un mouvement inverse à celui des jambes. Ils doivent observer en permanence un angle à 90°. Vers l’avant, les mains ne doivent pas se croiser mais arriver au sternum , vers l’arrière, elle doivent dépasser la hanche.
Les mains doivent être relâchées, les doigts en demi-lune. Celles de Valentin sont trop crispées sur la photo précédente, seul reproche à faire au petit débutant qu’il était, Pas mal !
Maintenant il ne vous reste plus qu’à vous mettre au travail. Vous pouvez travailler individuellement chaque partie du corps, mais c’est uniquement la combinaison de toutes ces actions qui rendront votre geste plus efficace.
Recommandation importante : N’attendez pas le dernier moment si vous souhaitez adopter ce style de marche à Antibes, sinon bonjour les douleurs. Toute nouvelle activité physique doit être progressive. Rappelez-vous mon précédent message. Je pratique cette activité depuis 13 ans et suis persuadé qu’elle est bénéfique dans la lutte contre notre maladie. Elle m’aide à conserver une souplesse au niveau du tronc et du bassin.
Pour plus de détail vous pouvez me contacter par mail à     alain.grassi@acs-france.org
Vous trouverez également toutes sortes d’infos sur la marche sur les sites   http://marchons.com/       et    http://www.cybermarcheur.com/
A suivre : quelle tenue et quelle alimentation pour Antibes ?
Bons entraînements.
El Gino
 
« Il faut d’abord savoir ce que l’on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire, il faut ensuite l’énergie de le faire.» [Georges Clémenceau]
Alain Courtoisie Sport

 

 


 

haut de page

N’y a-t-il qu’une méthode pour marcher plus vite ?

1 commentaire(s)

Date de publication: 01/02/2010

 

Si la marche est l’activité la plus naturelle de l’humain, la technique de la marche athlétique (MA) est une pure invention de l’homme créée dans le seul but de marcher plus vite. Elle consiste à modifier chaque mouvement, de la tête aux pieds, pour économiser un maximum d’énergie pour nous permettre d’aller plus vite et plus loin. En MA, seules 2 règles s’imposent : pas de perte de contact avec le sol et pas de fléchissement du genou. Dans les marches de grand fond, les juges seront plus cléments sur cette seconde règle. Il n’y a donc pas de gestuelle imposée. Chaque marcheur a son propre style. On peut cependant imaginer un geste parfait. Regardez la photo ci-dessous prise pendant les 6 jours d’Antibes 2009.

 
Valentin, mon plus jeune supporter, après quelques recommandations et 1 tour du circuit est proche de la vérité. Il marchait alors à près de 8 km/h. Avait-il l’air fatigué ? Non, et pourtant il n’a fait qu’appliquer quelques consignes portant sur : sa tête, son regard, ses épaules, son tronc, ses bras, ses mains, son bassin, ses jambes et enfin ses pieds. Vous voulez en savoir plus, un peu de patience. En attendant continuez à avaler les kms. La marche de fond, c’est d’abord : « souvent, longtemps, jamais durement ». A suivre également : Quelle tenue pour Antibes ?
El Gino
 
« Mon pied droit est jaloux de mon pied gauche. Quand l’un avance, l’autre veut le dépasser. Et moi, comme un imbécile, je marche ! » [Raymond Devos]
 Alain Courtoisie Sport
 


 

haut de page

Comment aborder un 24 heures de marche à Antibes ?

1 commentaire(s)

Date de publication: 26/01/2010

 

L’idée vous traverse l’esprit, mais vous pensez que ce n’est pas à votre portée. Que nenni, je le répète souvent, la marche est le seul sport que nous pratiquons tous depuis notre plus jeune âge. A Antibes, il n’y a pas de barrière horaire ; vous marchez ou faites une pause quand vous le souhaitez. Le parcours est plat sans difficulté. Vous serez surpris par le nombre de km que vous ferez en 24h. Maintenant si vous souhaitez faire du non-stop, sachez que vous entrez dans l’univers de l’ultra endurance et que vous devrez adopter une allure modérée et régulière si vous voulez espérer aller jusqu’à son terme. Alors mon cher Franck, si tu penses avoir atteint la limite marche – course, c’est que tu mets trop de fréquence ou que tu te prends pour un kangourou. Les marcheurs de sprint atteignent en permanence cette limite. Les marcheurs de fond mettent beaucoup moins de fréquence mais ont une foulée plus ample. Cette technique permet de réaliser un 24 h sans pause et d’effectuer ainsi une plus grande distance. Les plus costaud approchent ou dépassent les 200 km (189 km pour moi).
La difficulté résidera dans la récupération après l’épreuve. Toute activité physique occasionnelle amène son lot de douleurs. Si cette activité devient régulière, votre corps s’accoutumera aux efforts produits et les douleurs s’atténueront. Après un 24 h, vous ressentirez inévitablement une grande fatigue et quelques douleurs pendant plusieurs jours. Si le corps est préparé, celles-ci seront supportables même si elles perturberont considérablement votre sommeil la nuit suivante. (jambes lourdes, raideurs aux lombaires et cervicales). Si le corps n’est pas préparé, les douleurs pourront être plus intenses dès l’arrêt quand les muscles se refroidiront. Vous pourrez même avoir un blocage des hanches et ne pas pouvoir vous lever seul (souvenir de ma 1ère rando sportive de 50 km où j’avais emboîté le pas d’un marcheur athlétique alors que je ne connaissais rien à la discipline). Alors pas d’entraînement = pas d’inscription. Pour obtenir votre billet, pratiquez 2 à 3 sorties par semaine en allongeant progressivement les distances et respectez ces quelques règles :
Ne vous crispez pas mais soyez relâchés. Gardez la tête droite et le regard à l’horizon (sinon, allo, maman bobo aux cervicales après qqes heures). Respirez profondément, le corps semble plus léger et le geste plus aisé à l’inspiration. Buvez régulièrement touts les 10 ou 15 minutes selon la chaleur. Penser à ajouter des sels minéraux à votre eau, l’eau plate seule en abondance peut entraîner un drainage de vos propres sels minéraux et vous amener à la catastrophe (souvenir de mon unique participation à Paris-Colmar). Il existe des boissons prêtes à l’emploi, profitez des entraînements pour les tester. Même si vous n’avez pas faim, mangez régulièrement en petites quantités toutes les 45 minutes. Vos pieds vous portent, bichonnez les; la moindre corne amène une ampoule après qqes heures de marche. A Antibes médecin, kinés et ostéopathes seront à votre disposition. Un arrêt intelligent et réparateur pourra vous faire gagner des km. Enfin prenez beaucoup de plaisir. La campagne a beaucoup plus de charme quand on la parcourt en marchant plutôt qu’en roulant.
Sissy, je n’ai pas de remède miracle pour tes mauvaises nuits. Les douleurs et l’ankylose viennent rapidement dès que notre corps s’immobilise. Pendant plus de 10 ans mes nuits se sont résumées à 2h de sommeil m’entraînant vers un épuisement total. C’est ce qui m’a poussé à accepter le traitement par biothérapie qui pour moi relève du miracle. Par contre je ne peux que t’inciter à poursuivre tes séances de rééducation avec ton kiné et les prolonger chez toi. Même si les douleurs restent présentes, c’est ton corps dans son ensemble qui t’en sera reconnaissant.
Patience, à venir quelques astuces pour une marche plus sportive.
 El Gino
 
« On n’en fera jamais beaucoup si on n’est pas assez courageux pour essayer » [Dolly Parton]

 Alain Courtoisie Sport

 


 

haut de page

Quid de l’entraînement ?

3 commentaire(s)

Date de publication: 21/01/2010

 

Quelques chiffres valent mieux qu’un beau discours, pour moi, l’entraînement c’est :

7 à 8 heures et 60 km de marche athlétique par semaine en 3 sorties, 2 de fond et 1 axée sur la technique et la fréquence.

140h et 1000 km entre le 15 août et le 31 décembre 2009 (avec 4 semaines d’arrêt en octobre pour soigner une tendinite).

2 à 3 séances de préparation physique générale d’1h30 par semaine : rameur, abdos, gainage, assouplissements et étirements. Avant d’être sous biothérapie, ces séances étaient plus courtes mais quotidiennes. Je pratique certains exercices mis en ligne sur le site dans la rubrique « auto gym vidéo ».

Enfin 1 séance hebdomadaire chez mon kiné qui me trouve toujours des nouveaux exercices pour rompre la monotonie et sait me booster quand j’en ai besoin.

Rien de bien extraordinaire, mais je suis en mouvement 6 jours sur 7. C’est ma façon à moi de lutter contre la maladie car je ne suis pas accroc aux médicaments.

La mise sous biothérapie depuis plus de 3ans me donne une seconde jeunesse. Je reste cependant à l’écoute de mon corps et ne m’autorise pas n’importe quoi. Si je débute chaque entraînement par un petit footing léger de 2 km pour mieux monter en température, j’ai mis définitivement une croix sur la course à pied que j’ai pratiqué assidûment durant 15 ans au grand dam de ma rhumatologue avant de connaître la marche athlétique. De même dès le printemps, si mes articulations l’acceptent, j’augmenterai progressivement le nombre de séances et le kilométrage pour approcher les 100 km hebdomadaire.  Marcher, marcher, toujours marcher, on n’a pas trouvé mieux pour aborder une épreuve comme les « 6 jours d’Antibes » ou « Paris-Colmar ».

PS : Suivant les conseils de ma rhumatologue, je me suis fait vacciner début janvier contre la grippe A. Comme après le vaccin contre la grippe saisonnière, je n’ai pas gonflé, ni attrapé de boutons, ni vu repousser les cheveux qui ont quitté le sommet de mon crâne depuis pas mal d’années.

El Gino

 

« Il est plus facile de marcher que d’effacer la trace de ses pas après avoir marché. » [ Zhuangzi ]

Alain Courtoisie Sport


haut de page

BONJOUR A TOUS

2 commentaire(s)

Date de publication: 11/01/2010

Les derniers réglages sont terminés. Je suis fin prêt à discuter avec vous.Tout d’abord, permettez-moi de vous adresser mes meilleurs vœux pour 2010, avec un minimum de douleurs mais beaucoup de réussite dans ce que vous entreprendrez.Pour commencer cette discussion, quelques mots sur l’événement qui nous réunit sur cette page : le « French Ultra Festival d’Antibes » 

EDITO….

 
Les 6 jours d’Antibes sont à l’Ultrafond ce que Paris Nice est au Cyclisme. Cette épreuve constitue un but à atteindre pour bien des spécialistes de l’Ultrafond, un symbole de courage et générosité.
Les athlètes du French Ultra Festival d’Antibes ne sont pas des êtres hors normes venus d’une autre époque effectuant une épreuve hors normes. Ils ne sont pas davantage des victimes d’une compétition que certains qualifient, à tort, d’inhumaine. Ils sont simplement des sportifs qui, face au confort matériel de la civilisation moderne, recherchent un idéal accessible seulement à force de courage et ténacité, une sorte de voyage au bout de soi-même. Dans cette lutte contre les adversaires, la souffrance, la météo, le sommeil et le découragement ils doivent s’armer d’une volonté qui dépasse les bornes pour êtres capables de se dominer à tout instant. Aussi ces athlètes qui ne viennent pas pour épater le public apprécient les encouragements et ne sont pas insensibles aux vrais sentiments d’admiration et à la marque du respect qu’ils méritent.
Comme le bon vin, l’épreuve se bonifie chaque année. Gérard Cain, l’organisateur, ne compte pas son temps et ne ménage pas ses efforts pour nous offrir une épreuve de qualité. Il a su s’entourer d’une équipe de bénévoles qui ne connaissaient pas ou peu notre discipline mais qui, par la qualité des échanges qui se créent, reviennent chaque année par plaisir pour nous choyer. 
Souhaitons que la flamme du French Ultra Festival d’Antibes brûle encore durant de nombreuses années. 
Alain Courtoisie Sport
« Les vraies passions donnent des forces, en donnant du courage. »[ Voltaire ]


 

haut de page

BONJOUR A VOUS TOUS

7 commentaire(s)

Date de publication: 16/12/2009

 

Alain Grassi va participer aux 6 jours d'Antibes 2010 du 6 au 12 juin.

Alain est atteint, comme nous, de spondylarthrite ankylosante, c'est lui, sur cette page qui lui est dédiée, qui va vous raconter comment avec sa maladie il trouve l'énergie pour s'entraîner, pour se motiver et, comme nous avons pu le constater lors de la version 2009 des 6 jours d'Antibes, comment Alain atteint les objectifs toujours plus élevés qu'il s'est fixé.

 Alain dialoguera avec ses supporters, vous pouvez lui répondre par cette page et après un léger temps pour la modération votre réponse sera en ligne.

Action contre les spondylarthropathies sera aux côtés d'Alain, mieux organisés que l'an passé lorsque nous découvrions cette course extraordinaire. Vous pouvez noter sur vos agendas que vous pourrez passer au Fort d'Antibes début juin pour applaudir Alain.  L'équipe d'ACS


 

haut de page