Vérifiez ici.

ACS pour mieux vivre avec la spondylarthrite

Au service des malades depuis avril 1987

L'information diffusée sur le site est destinée à encourager et non à remplacer les relations existantes entre patient et médecin.

6 jours d'Antibes du 6 au 12 juin 2010

Simplement Merci !

2 commentaire(s)

Date de publication: 12/07/2010

 

Merci à toutes les personnes qui m’ont fait parvenir des messages durant l’épreuve, merci pour tous vos commentaires sur cette page. Ils me font chaud au cœur. Merci à toi Gégé et à toute ton équipe d’avoir maintenu l’épreuve alors que les conditions météorologiques vous poussaient à la stopper pour raison de sécurité. Sans cela, je n’aurai peut-être jamais su que j’étais encore capable d’une telle performance. Encore merci Gégé d’avoir ouvert les portes du French Ultra Festival aux marcheurs. Nous étions 13 pionniers l’an dernier sur les 3 épreuves, 39 cette année dont beaucoup de marcheurs confirmés. Comme chez les coureurs le spectacle était de qualité et les records des 3 épreuves ont explosé. Les 2 disciplines sont très proches et la cohabitation entre athlètes excellente. Merci Guy Et Violaine pour votre dévouement pour notre discipline. On vous voit toujours souriant et les milliers de clichés que vous mettez à notre disposition nous font revivre les épreuves. Merci à « marchons.com » pour le travail colossal accompli à longueur d’année et notamment d’avoir permis à votre nombreux public de nous suivre et de partager nos émotions durant ces 6 jours. Encore Merci à toute l’équipe du SPN Vernon (et leurs amis) qui a insisté pour assurer mon assistance. Volontairement non licencié cette année pour mieux me préparer à la réussite de mon défi annoncé sur ACS, je m’étais rapproché des marcheurs de ce club durant la saison. La mayonnaise a vraiment bien pris et j’ai finalement pris la décision de les rejoindre pour la saison prochaine malgré la distance qui nous sépare (150 km). Merci à nouveau à tous les membres et amis d’ACS venus m’encourager durant ces 6 jours. Enfin Un grand Merci à Claudie, mon épouse pour sa présence à mes côtés. Je ne sais plus si j’ai préféré les pâtes de derrière ou de devant, mais j’ai la certitude d’avoir été entouré de « pattes de velours » !
A ce jour, je peine toujours à croire que j’ai réalisé le 2ème performance mondiale des temps modernes en marche sur les 6 jours. Pourtant l’éternel insatisfait que je suis se prend déjà à rêver de bousculer ce record de 741 km qui date de 1983.
Non je ne suis pas le + fort, ni même un extraterrestre. J’ai seulement été champion l’espace d’une petite semaine. On dira que sur ce coup j’ai peut-être été extralucide ou simplement le plus intelligent. Je le répète, tout comme Bernardo, j’avais l’avantage du terrain et durant les 6 jours je n’avais qu’une obsession : rester concentré sur la pose de mes pieds pour ne pas blesser. Dans les même conditions je vois bien Dominique faire exploser ce fameux record l’an prochain. Stéphane et Zoltan auront également leur mot à dire. Avec Bernardo, on leur donnera du fil à retordre car nous aurons une « Belle » à jouer. On pourrait aussi rêver de voir venir à Antibes d’autres marcheurs élites des pays de l’est . Peut-être l’un d’eux sera en mesure de coiffer les meilleurs coureurs. Pour ma part je suis réaliste, ma carcasse ne me permettra pas d’allonger la distance de quelques 150 km. J’espère simplement pouvoir pratiquer longtemps ma passion pour la marche et rester encore compétiteur plusieurs années. Naturellement, puisque qu’il ne s’agit que de sport, je continuerai à le pratiquer avec le sourire. Et si mon nouveau club souhaite remettre le couvert à Antibes l’an prochain, alors j’y serai.
Oui la spondylarthrite est un adversaire de taille supplémentaire pour moi. Mais nous avons chacun nos bobos. Alors à quoi bon se plaindre ? J’ai la chance d’avoir trouvé un sport qui me convient, qui m’apporte énormément de satisfaction et qui m’aide bien à lutter contre cette cochonnerie. Alors je continuerai à, y mettre toute mon énergie. Et puis qui sait ? Gardons espoir, après les biothérapies viendra sûrement un médicament miracle qui viendra à bout de cette maladie.
Je récupère doucement mais sûrement. J’ai perdu un peu plus de 3 kg durant l’épreuve et un de plus la semaine suivante. J’étais très fatigué et affaibli. Avec les variations de température que nous avons subit, j’ai chopé une bonne bronchite. A coup d’antibiotiques, il m’aura fallu 15 jours pour m’en défaire. Aujourd’hui cela va beaucoup mieux. J’ai déjà repris un petit kilo. Ce soir je vais rechausser les baskets pour un petit entraînement sur piste. Quelques km et un peu de technique, histoire de retrouver de bonnes sensations. Puis je vais alterner les séances de fond et de préparation physique générale (avec abdos, assouplissements et étirements…) pour rester plus fort que la maladie et être fin prêt pour la saison prochaine.
Merci encore à ACS de m’avoir ouvert cette page pour vous faire partager ma passion le temps d’une saison. C’est mon dernier message. Je reste néanmoins membre de l’association. Si vous le souhaitez, Vous pourrez suivre mes résultats ainsi que toutes les épreuves de marche sur « marchons.com ».
Vive la marche ! Vive le sport ! Gardons le sourire et le moral !
El Gino
 
“Marcher, c'est faire un bout de chemin avec le temps." [Sylvain Tesson]
 
Alain Courtoisie Sport
 
Les marcheurs, juste avant l'arrivée et en avant du Fort Carré et de la statue du Poilu portant toujours son fusil à gauche !
haut de page

Le dire, c’est bien. Le faire c’est mieux !!! (et le fer à dix sous……..)

10 commentaire(s)

Date de publication: 17/06/2010

 

Le French Ultra Festival d’Antibes est derrière nous. L’heure est venue d’en dresser mon bilan. Comme vous le savez, j’étais engagé dans la catégorie « Marche » de l’épreuve reine des 6 jours. Le résultat, vous le connaissez. Il y avait 80 coureurs et 20 marcheurs au départ de cette épreuve. Je termine 10ème au classement scratch et leader chez les marcheurs en effectuant 701,892 km. A aucun moment je n’avais envisagé ce résultat avant le départ. Seul importait pour moi de réaliser mon objectif : effectuer 637 km, soit la distance du 1er marcheur en 2009. Je savais qu’il y avait des marcheurs plus costauds que moi dans le peloton, alors je n’envisageai même pas une place sur le podium. Les aléas de la course en ont décidé autrement et je ne vais pas m’en plaindre. Je n’ai rien à cacher. Voilà comment je l’explique : Fort de l’expérience de l’an dernier, je savais que les premiers à l’arrivée seraient ceux qui auront su préserver leurs pieds intacts le plus longtemps possible. C’est pourquoi sur le cour Vauban praticable au début mais se dégradant rapidement aux passages répétés des concurrents, je n’ai eu de cesse de bien regarder où je posais mes pieds avec une allure plus modérée que sur le restant du parcours. Au final je m’en tire avec seulement 2 minuscules ampoules sur 2 doigts de pied. Mes talons sont restés intacts. De même, je pensais que mes blessures aux tendons d’Achille de l’an passé étaient dues aux attaques répétées du petit raidillon à la sortie de la piste. Cette année du 1er au dernier tour j’ai franchi cette difficulté en posant les pieds à plat à la vitesse d’un escargot. Les 3 ou 4 secondes perdues, je les récupérais de suite sur le plat. Etait-ce la bonne solution ? Je n’en sais rien. Toujours est-il que cela a bien fonctionné. Côté stratégie, j’ai osé prendre le risque de faire du non-stop durant les 21 premières heures et de limiter au strict minimum mes périodes de repos, seule façon pour moi de rester au contact de mes adversaires au palmarès éloquent. L’épreuve était passionnante et la lutte entre les marcheurs indécise jusqu’à l’aube du 6ème jour. Chacun y allait de sa propre stratégie et se retrouvait à son tour aux avant-postes. Dès le départ, je voyais en Dominique Naumowicz le Ch’ti un vainqueur potentiel tant son style était pur, souple et efficace avec une pointe de vitesse supérieure à la mienne. Pas de chance pour lui, après 2 jours de compétition une blessure l’a contraint à rester une nuit entière au repos. L’avance alors acquise sur lui m’a permis de gérer plus facilement ma fin de course. Longtemps je me suis résigné à terminer 2ème derrière l’intouchable Bernardo José-Mora, déjà vainqueur l’an dernier. Pourtant, au début du 5ème jour Bernardo s’est blessé aux pieds et son allure a considérablement chuté sans qu’il ne puisse rien y faire. C’est le moment qu’à choisi Dominique pour passer à l’attaque. Me rendant compte que s’en était fini pour Bernardo, Dominique devenait mon principal adversaire. Je décidais de répondre à cette attaque. J’ai alors compté que durant 13 tours consécutifs à allure soutenue la distance qui nous séparait restait identique. Une chance pour moi que Dominique n’a pas davantage insisté à cette allure car pour moi les choses se compliquait aussi. Après avoir été contraint de réduire mon allure durant toute la 2ème journée du fait de la réapparition de ma fameuse douleur au fessier droit que je traîne depuis le mois de février, j’ai vécu les 2 dernières journées comme un calvaire. La compétition était intense et mon traitement par biothérapie connaissait ses limites. Si la douleur restait supportable quand je marchais, j’étais incapable de rester allongé à chaque fois que je voulais me reposer quelle que soit la position prise. Je retrouvai des douleurs que je croyais avoir oublié, comme si on m’enfonçait un couteau dans le dos. Alors à chaque arrêt je n’avais pas d’autre issue que de reprendre mon bâton de pèlerin après une petite demi-heure, bien souvent au bord des larmes. Cependant je me répétais que ce serait trop bête d’en rester là après tout ce chemin parcouru. Et puis je me disais que j’aurai tout le temps de me reposer après la compétition. Cette séance de rythme avec Dominique m’a permis de revenir rapidement sur Bernardo. Dés lors je savais que la 1ère place me resterait acquise. Je voyais maintenant un autre objectif pointer le bout de son nez : Et si je tentais d’aller chercher les 700 km ? Malgré la fatigue, je relance la machine de plus belle durant quelques heures pour m’assurer de la réalisation de ce nouvel objectif et ainsi pouvoir terminer en roue libre car je savais que j’allais rencontrer d’inévitables coups de « mou ». Je dois remercier mon ami Jean-Claude Courcy qui, en bon vieux diesel qu’il est, m’a traîné pendant plusieurs heures quand sont survenus ces coups de bambou. Je garderai aussi en mémoire ce moment où nous rattrapions Dominique Bert, leader des 48 h de marche et qui était à la peine. Comme je le faisais à l’entraînement sur piste avec mes jeunes, je leur propose de faire un relais à trois. A chaque tiers de tour le premier s’écartait pour se mettre en queue. C’est un très bon exercice pour le mental. L’homme de tête sait qu’il mène la danse et s’oblige à ne pas faiblir. Les autres n’ont plus qu’à suivre. Durant 4 tours nous avons ainsi procédé ce qui nous a permis à Dominique et moi-même de bien nous relancer. Rongé par la fatigue, les dernières heures devenaient pénibles pour moi. Pourquoi n’y ai-je pas pensé plutôt ? Je me suis alors souvenu que durant 14 ans, lorsque j’avais de telles douleurs la nuit, je n’étais bien qu’en position assise. A 2 reprises j’ai donc emprunté le fauteuil relax de mon ami Stéphane Paillé, 10 minutes la 1ère fois et 5 minutes la seconde. Cela peut paraître court mais c’était énorme pour moi. A chaque fois je repartais presque frais comme un gardon et avec le sourire. Le samedi à 14h30 j’étais le plus heureux des marcheurs en franchissant le cap des 700 km. Je ne voulais pas partager seul ce moment d’émotion. C’est rejoint par Dominique, Stéphane et Zoltan que je passe sous l’arche en brandissant la feuille que m’a tendu au passage Thierry Martineau, patron de « Marchons.com » et qui avait prit soin d’y inscrire un grand « 700 km ». Epuisé, je décidais d’en rester là bien qu’il restait 1h30 à effectuer. J’avais hâte de quitter booster, corsaire et autres guêtres et d’aller prendre une bonne douche.  Vingt minutes avant le Gong final nous repartions tranquillement pour un dernier tour . Accompagnés de coureurs, tous les marcheurs se sont ensuite regroupés sous l’arche pour la photo de famille avant d’y déposer nos dossards au coup de pétard final. C’est plein d’émotion que nous nous félicitions les uns, les autres, conscients d’avoir vécu quelque chose de vraiment très exceptionnel. Je voudrais terminer mon récit de cette épreuve en exprimant toute ma gratitude envers Claudie, mon épouse et tous mes amis, Rolande, Marie-Paule, Pascal, Alain, Sylvain, Jean-Claude du club du SPN Vernon, ainsi que Micheline, Téo et Alain qui m’ont assuré une assistance aux petits oignons 24 heures sur 24, durant ces 6 jours. C’est une victoire d’équipe. Sans eux, je n’aurais pu décrocher ce résultat. Parmi eux, Jean-Claude était également engagé sur les 6 jours, Sylvain sur le 48 heures et Pascal sur le 24 heures. C’était une vraie usine pour subvenir aux besoins de nous 4 sans favoriser plus l’un que l’autre. Enfin un Grand Merci à toutes les personnes d’ACS venus m’encourager. Il est très important de ne pas se sentir seul dans ce type d’épreuve.
Pour ceux qui se posent encore la question : pourquoi le surnom de « El Gino » ? Gino est le prénom de mon papa qui nous a quitté l’an dernier. Un ami marcheur « Le Gilou » a eu l’idée d’ajouter l’article espagnol devant un prénom italien. J’ai trouvé cela sympa.
Voilà, maintenant cette page va se refermer. Je suis ravi d’avoir partagé avec vous ma passion pour la marche et ma façon de lutter contre cette P… de maladie. Je laisse à présent la place à qui voudra bien nous entraîner vers d’autres rêves. Continuez de vous battre et soyez toujours plus forts que la maladie
El Gino    
« Le haut niveau est un jeu. Alors autant le vivre et le jouer à haut niveau » [Jean-Claude Killy]
 
Alain Courtoisie Sport
 
Toute l’équipe : au 1er plan : Alain, Rolande, Marie-Paule, Claudie et Micheline
Au second plan : Téo, Pascal, Jean-Claude, El Gino et Sylvain
 
Manque l’autre Alain qui ici me ravitaille


 


haut de page

En route pour Antibes

2 commentaire(s)

Date de publication: 26/05/2010

 

L’échéance approche. Les mollets sont affûtés et les valises sont bouclées. Demain matin départ pour le Sud !!
Tout d’abord direction Narbonne où mon épouse participera aux Championnats de France Vétérans de Badminton. Puis lundi 31 mai direction le Mercantour pour faire le plein de globules rouges et prendre la température locale. Enfin descente vers Antibes le samedi 5 juin pour installer le matériel. Pour moi, les choses sérieuses débuteront le dimanche 6 juin à 16h00. J’ai hâte d’y être et j’espère que rien ne viendra entraver la réalisation de ce nouveau défi. Nous serons 114 marcheurs et coureurs au départ des 6 jours chacun avec son propre style mais toujours avec le sourire. Alors n’hésitez pas à venir passer quelques moments au fort d’Antibes pour nous encourager. Nous ne serons pas insensibles aux vrais sentiments d’admiration.. Je vous donne rendez-vous sur cette page après le 15 juin pour le bilan de ma 2ème participation à cette épreuve d’ultra fond.
El Gino
« Nous aimons tous gagner, mais combien aiment s’entraîner ? » [Mark Spitz]

 

 


 

 

haut de page

Dernière ligne droite avant Antibes !

aucun commentaire

Date de publication: 10/05/2010

 

Tout d’abord je veux exprimer ma déception de n’avoir pu me rendre à Monaco et retrouver à l’avance mes amis d’ACS venus m’encourager lors des 6 jours d’Antibes 2009. En partant à 9h du matin de la maison, mon avion était toujours programmé. Mais en arrivant à Paris à 11h la radio annonçait que tous les vols étaient suspendus. Ajouté à cela les grèves de la SNCF, il ne me restait plus qu’à faire demi-tour. Je me suis rapidement consolé car cet incident m’a permis d’assister le soir même à la fête de famille organisée pour l’anniversaire de ma fille aînée (27 ans) ainsi qu’au 20 ans du club de badminton le lendemain, sport que pratique Claudie, mon épouse.
Sur le plan sportif, tout se passe bien. Le 18 avril je participais aux 8 heures de Vernon sur un parcours très technique. C’est la 1ère épreuve de l’année où il a fallu composer avec le soleil et la chaleur. Placé en 6ème position après 3 heures d’effort, le moyen fessier a à nouveau fait des siennes. Ne voulant prendre aucun risque, j’ai naturellement réduit l’allure pour ne plus le solliciter. De ce fait, je perds 5 places dans les 3 dernières heures. Je termine 11ème en couvrant 51,689 km. Le problème quand on réduit ainsi la cadence et qu’on ne marche plus à son rythme, c’est que le pas devient plus lourd et la gestuelle moins fluide. Ces 3 dernières heures m’ont parues interminables et le lendemain j’étais plus fatigué qu’après un 24 h. Un bon décrassage sur piste le mercredi et tout est rentré dans l’ordre; j’étais à nouveau prêt à affronter le bitume. Le 1er mai, j’assistais au 37ème championnat de Basse-Normandie des 50 km de marche athlétique organisée par mon ancien club la « Maison des Jeunes de Trouville ». Avec la collaboration de l’équipe de « Marchons.com » je m’occupais des inscriptions et du pointage des différentes épreuves de la journée. Ce fut une très belle journée avec une météo favorable aux marcheurs qui nous ont offert de belles confrontations. Le lendemain, le 2 mai, c’est moi qui chaussais les baskets, non pas pour une compétition mais pour la 22ème édition de la randonnée de la côte fleurie organisée par l’ATSCAF (trésor public). Je me suis naturellement inscrit sur la plus longue distance 50 km dont 10 km de sable souvent mou à marée haute, la montée de l’escalier de 139 marche puis la montée vers la table d’orientation à Houlgate à mi-parcours et la montée du Mont Canisy près de Deauville, soit des belles grimpettes entre 14 et 16%. Pour que cette sortie constitue un entraînement efficace, je décidais de la faire à allure compétition, soit en 6 heures compte tenu du relief particulier. Je marchais à un bon 9,5 km/h sur les routes et chemins. L’allure se trouvait naturellement réduite sur le sable et les montées, mais l’effort n’en était pas moins intense. Comme la distance ne devait pas me suffire, je me suis trompé de route dès le départ et fait 1 km supplémentaire avec les 2 compères qui avaient décidé de m’emboîter le pas. Ceux-ci ont voulu mettre le turbo pour rattraper la majeure partie des randonneurs passés devant nous. 20 minutes plus tard, alors qu’il ne restait qu’une poignée de personnes à remonter, j’ai senti que mes 2 compères étaient arrivés à un point de rupture. C’est le moment que j’ai choisi pour en « remettre une couche » et je suis parti pour un cavalier seul de plus de 5 heures. Mon allure ne m’empêchait pas de profiter des magnifiques paysages qui s’offraient à nous, des plages, en passant sur les hauteurs des célèbres vaches noires et les marais de Villers sur Mer juste avant l’arrivée. D’ailleurs voyant que le km supplémentaire m’empêcherait de descendre sous les 6 heures, je décidais de lever le pied pour profiter de la quiétude et de la faune des lieux durant les 5 km de traversée de ces marais. Au final je boucle les 51 km en 6h11’ en laissant mes 2 poursuivants à un peu plus de 32 minutes. C’est une randonnée qui dure et que j’apprécie beaucoup. De plus une partie des frais d’inscription vont à une œuvre humanitaire. Alors à chaque fois que mon calendrier le permet j’y participe. Il y avait environ 800 participants sur les 3 distances proposées: 50, 28 et 20 km. C’était ma 4ème victoire en 6 participations, et comme à chaque fois j’ai fait une nouvelle heureuse en remettant ma coupe à une jeune marcheuse. Cette fois-ci le moyen fessier m’a laissé tranquille et toujours aucune ampoule. Il est vrai que depuis quelques mois je porte un soin particulier à mes pieds en y apposant régulièrement une pommade hydratante.
Maintenant place au « 6 jours d’Antibes ». Je ne ferai plus de compétition d’ici-là. Il ne me reste plus qu’à garder la forme en pratiquant des entraînements réguliers de fond mais surtout pas de rythme pour ménager mes articulations. Je vous rappelle l’objectif : atteindre, voire dépasser les 637 km accomplis l’an dernier par le 1er marcheur, le très sympathique Espagnol Bernardo José-Mora que je retrouverai avec grand plaisir cette année. Du fait de l’annulation de l’édition 2010 de « Paris-Colmar » beaucoup d’excellents marcheurs se sont inscrits à ces 6 jours. Les 637 km seront donc certainement dépassés par quelques uns d’entre eux mais également par Bernardo qui aura l’avantage de déjà bien connaître les lieux et la bonne stratégie de course à employer. Moi avec mes petits moyens, je ne veux pas annoncer d’objectif irréalisable. J’avais annoncé 500 km l’an dernier et j’en ai fait 503. Je veux cette année dépasser les 637 km. Mais seul je n’y arriverai pas. Je devrai en permanence modérer l’allure pour ménager mes articulations. J’aurai besoin d’une assistance 24h / 24. Le rôle de l’assistance est simple : préparer mon ravitaillement personnel et me ravitailler à chaque passage en liquide et solide soit environ toutes les 10 minutes, le tour ne faisant que 1,3 km. Ainsi chaque minute gagnée sera précieuse et au final ce n’est pas moi mais toute une équipe qui aura réalisé ce challenge. Alors si ce challenge vous intéresse, que vous avez quelques heures à consacrer de jour comme de nuit entre le dimanche 6 juin 16h et le samedi 12 juin 16h, Vous serez les biens venus pour rejoindre l’équipe d’ACS qui organise cette assistance. En réalisant ensemble un tel objectif on fera un beau « Pied de nez » à la maladie !
 El Gino
 
« C’est bon de ne pas regarder à la dépense de son énergie » [Jules Renard]
 Alain Courtoisie Sport


 


 


 

haut de page

En route pour le Pont de Normandie

1 commentaire(s)

Date de publication: 12/04/2010

Comme je vous l’ai annoncé, mercredi dernier, avec mon ami Loulou, nous avons accompagné le marcheur Philippe Proix lors de la 4ème étape de son défi qui en comporte 21 pour relier le Mont St Michel à Strasbourg au profit de l’AFM. Nous sommes partis de Varaville (à 5km de chez moi) à 9h45 le matin pour arriver à 19h30 le soir 50 km plus loin au terminus se situant 5 km après le passage du Pont de Normandie. Bien qu’accompagnés de 3 véhicules, 1 camping car et 1 voiture pour l’assistance plus le véhicule du caméraman, Philippe n’a pu obtenir d’autorisation pour qu’un véhicule puisse le suivre en permanence pour assurer sa sécurité. Tout son itinéraire est prévu entièrement sur route. Connaissant bien la région, j’ai modifié la première moitié jusqu’à Deauville tout en respectant le kilométrage, mais en empruntant digues et chemins à la fois plus agréables et plus sécurisant. Pour la seconde moitié, nous n’avions pas le choix, il n’y avait qu’une route possible étroite et très dangereuse qui longe la mer. Un beau soleil nous a accompagné pendant les 2 premières heures mais a vite fait place à la grisaille puis à un vrai crachin normand en arrivant à Deauville. C’est vraiment dommage car le soleil a brillé tous les autres jours de la semaine. Eh oui ça arrive aussi en Normandie ! Ainsi nous n’avons pas pu profiter du formidable panorama lors de notre passage sur les hauteurs des célèbres « vaches noires » entre Houlgate et Villers sur mer. Nous sommes passés devant les casinos de Cabourg, Houlgate, Villers sur mer et Deauville, Mais pas question d’aller dépenser un kopeck car tous les fonds récoltés lors du défi sont pour l’AFM. Philippe était émerveillé par la beauté des paysages et les très belles demeures normandes qui longent la côte (n’est-ce pas Sophie ?). Il était souvent tenté de s’arrêter pour prendre des photos avec son téléphone. Loulou et moi le laissions faire l’allure mais restions vigilant car nous savions que cette étape serait beaucoup plus difficile que la précédente et donc beaucoup plus longue. Dès le 10ème km c’est un parcours sans cesse en montées et descentes avec de forts pourcentages qui nous attendait jusqu’à Honfleur. Vers 13h30, sous la pluie, nous arpentions les fameuses planches de Deauville et décidions de faire la pause déjeuner. Nous venions de faire 25 km. Philippe s’installa au chaud dans le camping car. Loulou et moi préférions rester dehors pour ne pas subir des écarts de températures. Cette pause d’1h nous semblait bien longue, nous qui ne dépassions jamais le ¼ d’heure habituellement dans nos diverses ballades à la journée. Nous savions alors que l’horaire prévu entre 17h30 et 18h pour l’arrivée serait largement dépassé. Après avoir fait le plein d’énergie, nous repartions bon train, toujours avec ce crachin qui ne nous lâchait pas. Philippe avait tendance à mettre le grand braquet dans les montées alors nous nous laissions volontairement décrocher pour le forcer à ralentir car nous avions peur à la blessure. Le jambier est fortement mis à contribution dans les montées et une tendinite est vite arrivée, souvenir de mon 24 h raté en Suisse pour avoir trop forcé à répétition dans une montée très raide. Et Strasbourg est encore très loin. A Honfleur Philippe a souhaité aller se recueillir quelques instants en l’église « Notre Dame de Grâce », passage obligatoire avant de traverser cette magnifique ville. Puis nous arrivions au pied du Pont De Normandie. La pluie s’était arrêtée remplacée par un fort vent d’est. Long de 2 km, le pont nous a paru interminable. Il fallait tenir la casquette à chaque passage d’un gros camion. 5 km plus loin le gong a sonné pour le terminus de l’étape en plein désert sur la route des estuaires. Curieux cette arrivée sans public, mais c’est ainsi. L’étape doit faire 50 km et le prochain village était quelques km plus loin. Cette longue ballade nous a permis de nous remémorer tous les bons moments passés ensemble au travers des différentes compétitions des années passées. Nous croisons les doigts pour que Philippe puisse arriver à Strasbourg sans pépins. 50 km par jour ça peut paraître à la fois court et très long. Il a les capacités physiques et mentales pour effectuer cette traversée de 1000 km. Mais pour la faire en 21 étapes sans 1 seule journée de repos, il devra rester en permanence vigilant sur son allure car rappelez-vous : la marche de fond c’est « souvent, longtemps, jamais durement ».

Oui Guy, c’est formidable, le chiffre 100 des inscrits pour les « 6 jours d’Antibes » vient d’être dépassé. Dans son immense bonté Gérard rajoute une dizaine de dossards. Mais attention, cette année les marcheurs pourraient créer bien des surprises ! Cela va être une immense fête de l’ultra fond. Merci encore à toi Gérard et à toute ton équipe d’organiser une telle épreuve pour notre plus grand bonheur. Les athlètes te sont reconnaissant et tu vas en prendre plein les yeux pendant 6 jours. Ce ne sera pas Le, mais Les 6 jours les plus longs pour toi.

En attendant, prochaine compétition pour moi : les « 6 heures de Vernon » le 18 avril si je ne rate pas mon avion car je vous donne d’abord rendez-vous la veille, le samedi 17 à Monaco à la séance plénière des JMT.

El Gino

« On ne peut marcher en regardant les étoiles lorsqu'on a une pierre dans son soulier. » [Proverbe chinois]

Alain Courtoisie Sport

De droite à gauche : Philippe, Loulou, El Gino

haut de page

Les 24 heures de Château-Thierry

2 commentaire(s)

Date de publication: 03/04/2010

 

Les 27 et 28 mars, j’ai participé à la 31ème édition des 24 heures de marche de Château-Thierry (02). C’est une météo fraîche et venteuse qui nous a accompagné durant toute l’épreuve. Une bonne averse vers 22h le samedi et un crachin normand durant les 10 dernières minutes furent les seuls moments d’humidité. C’était inespéré au vu de la quantité d’eau tombée depuis la veille jusqu’à ¼ d’heure avant le départ. Le parcours de 3,7 km tracé dans les rues castèles est considéré comme le plus difficile de l’hexagone. Il n’est fait que de grandes montées et de très longues descentes. Pourtant celui-ci me convenait bien. Comme je l’ai annoncé précédemment, pas question de prendre des risques. J’ai décidé de mettre la pédale douce dans les montées et le grand braquet dans les descentes. Cependant il m’a fallu composer avec cette douleur au moyen fessier qui n’était toujours pas atténuée. Je l’ai ressentie dès les premières montées, mais pas dans les descentes. J’en profitais donc pour me lâcher et enchaînais les tours à la moyenne de 8,7 km/h ce qui était conforme à mon plan de route. Dès la 5ème heure, la douleur s’est aussi faite sentir dans les descentes. En réduisant l’allure à 7,5 km/h, je parvenais à l’oublier. J’étais bien. Les nouvelles semelles de mon podologue sont efficaces. Elles atténuent bien la douleur que je ressens toujours sous mon pied gauche depuis l’opération qui remonte pourtant à 2 ans. Habituellement je m’arrête toutes les 6 h pour soigner les pieds. Cette fois-ci j’ai fait mon 1er arrêt après 12 h et miracle, pas une seule ampoule. Tout se passait bien, je gérais la cadence tel un métronome pour ne pas blesser. Les temps de passage étaient conformes à mes prévisions pour atteindre les 170 km annoncés. Certes au fil des tours l’allure s’amenuisait sur ce parcours très éprouvant pour les organismes, mais je ne suis jamais descendu sous les 6 km/h. Jamais ? Si une fois, après 17 h d’effort et 126 km au compteur, dans la 1ère montée du 35ème tour je me suis tout simplement endormi. J’essayais de lutter, mais je ne parvenais pas à garder les yeux ouverts. Je titubais et faisais les 4 coins de la route. Qu’il a été long ce 35ème tour. Arrivé près de mon assistance, je fais un arrêt pour souffler et prendre un bon café. J’en profite pour à nouveau bichonner mes pieds toujours intacts. Au total ce tour laborieux et cet arrêt m’auront coûté 1h15, alors qu’il me fallait 35’ maximum pour faire 1 tour. Mais cet arrêt fut bénéfique. Je repars comme ci de rien n’était. Je savais qu’il serait difficile de réaliser l’objectif des 170 km. Mais je jetais toutes mes forces dans la bagarre en me répétant que c’était encore possible. Il me fallait accomplir 44 grandes boucles avant la dernière heure pour réaliser l’objectif. Le gong de la dernière heure venait juste de sonner quand je terminais mon 43ème tour. Je fus le 1er à entamer les petits tours de 600 m qui permettent au public de voir et revoir tous les marcheurs aux coudes à coudes. Chacun aura trouvé un second souffle pour offrir le meilleur spectacle à ce nombreux public. Pour quelques uns ce fut même l’occasion de grignoter une place au classement. Je termine ma 11ème et dernière petite boucle à plus de 9 km/h pour un compteur final bloqué à 166,860 km. Sur 44 participants, je termine 14ème au scratch et 12ème en individuel. Il m’aura donc manqué un peu moins d’une grande boucle pour atteindre les 170 km. Mais si l’on reprend les termes de mon dernier message : « j’espère approcher les 170 km », on peut considérer que l’objectif est réalisé. L’essentiel pour moi est d’avoir bien géré l’épreuve en terminant sans aucune blessure ni ampoule, ce qui facilitera la récupération et la reprise rapide des entraînements pour le Grand et Unique objectif de l’année que sont les « 6 jours d’Antibes ». Pour compléter une précédente réflexion, j’ai laissé sur ce parcours difficile un peu plus de 2 kilos. Je remercie mes 3 amis du SPN Vernon, Daniel, Alain et Sylvain qui m’ont assuré une assistance aux petits oignons. Lundi j’avais les lombaires en compote et les quadriceps en feu. En congé (toujours le lendemain d’un 24h), j’ai passé la journée à nettoyer et ranger tout le matériel emporté, à laver la voiture dont on ne voyait plus la couleur. Bouger est la meilleure façon de récupérer. Mercredi petit dérouillage de 6 km sur la piste et ce matin sortie de 20 km à allure modérée histoire de retrouver des bonnes sensations.

Mercredi 7 avril sera ma prochaine longue sortie. Comme je vous l’avais annoncé précédemment, j’accompagne le marcheur granvillais Philippe Proix sur une étape de 50 km entre Varaville (près de chez moi) et Le Havre à l’occasion de son défi au profit de l’AFM (http://www.defi2010.fr/). Je réponds toujours présent quand il s’agit de marcher pour une cause.

El Gino

 

« En vérité, le chemin importe peu, la volonté d’arriver suffit à tout. » [Albert Camus]

 

Alain Courtoisie Sport

Les zAlains, le marcheur et le ravitailleur

 

 

 

 

 

haut de page

C’est reparti

aucun commentaire

Date de publication: 22/03/2010

 

Les 6 et 7 mars je suis allé à Bourges assister 3 amis du SPN Vernon (27) au « Championnats Nationaux de Grand Fond de Marche », Alain, Champion de France du 200 km marche en 2008, Jean-Claude, routard de 61 ans spécialiste des grandes marches audax et Sylvain mon équipier des 8 heures de Charly sur Marne qui effectuait son 3ème 24h de marche. Mon rôle consistait à aller au devant d’eux pour leur apporter leur pitance puis récupérer bouteille ou bol car le marcheur ne s’arrête pas mais se ravitaille dans la foulée. Je les renseignait également sur leurs temps de passage et leurs donnait les consignes en rapport avec les prévisions et les objectifs fixés. Je devais en permanence trouver les mots justes pour doper leur mental. Pour cela, il est important qu’un climat de confiance soit établi entre marcheurs et accompagnateurs. Quand le mental du marcheur est au beau fixe, tout parait simple, mais quand arrive un gros coup de « mou » c’est souvent l’accompagnateur qui remet le marcheur sur les rails.
Durant ce 24 h nous avons du affronter une météo polaire. La température descendue jusqu’à -6° pendant la nuit était rendue beaucoup plus froide par un fort vent d’est. Cette météo a été à l’origine de nombreux abandons. Sous leurs petites tentes de camping ressemblant à l’hôtel des courants d’air, les accompagnateurs devaient veiller à maintenir les boissons des marcheurs à bonne température sous peine de gros ennuis gastriques. Une chose est sure, on ne devrait pas rencontrer ce genre de situation à Antibes.
Après 80 km Alain a dû jeter l’éponge sur ennuis de santé. Nos 2 diesels, comme convenu dès le départ, faisaient route ensemble, Jean-Claude fixant l’allure, tel un métronome, entre 7 et 7,5 km/h. Il avait l’habitude de passer les 160 km en 24h, mais avec cette météo défavorable, passer les 150 km serait une bonne performance. 150 km était l’objectif fixé au départ pour Sylvain dont le record de ces 2 premiers doubles tours d’horloge était bloqué à 129 km. L’arrêt d’Alain m’a facilité la tâche pour mieux aider ces 2 compères à affronter les premiers coups de « mou » qu’ils allaient inévitablement connaître à tour de rôle. J’ai pris la décision de marcher à leur côté pour les aider à travailler le mental afin de maintenir une allure correcte. Je les obligeais à se concentrer sur leur respiration pour mieux oxygéner l’organisme. Je corrigeais sans cesse, une main trop basse, des bras qui ne tiraient plus, une tête penchée, bref toute action qui pouvait rendre le pas plus lourd et moins efficace. J’avais l’impression de me répéter en prononçant toujours les mêmes phrases, mais c’est eux-mêmes qui me disaient que ça les aidait beaucoup. A l’arrivée, en ayant parcouru un peu plus de 151 km, tous deux et toute l’équipe étaient heureux de voir l’objectif réalisé. Quelle énorme progression pour Sylvain ! Le vainqueur, un géant tant par la taille (plus de 2m) que par le talent a parcouru 209 km.
J’ai moi-même effectué environ 60 km avec eux à une allure qui était modérée pour moi. Ce fut donc un excellent entraînement de reprise, sans prise de risque, ce qui n’aurait peut-être pas été le cas si j’avais relancé seul la machine. Malgré la fatigue et la toute petite nuit passée après le retour au bercail, je décidais de rentrer à pied du travail le lendemain, comme tous les lundis. Mon ami Loulou, souffrant, n’était pas au rendez-vous. Alors c’est seul que j’ai du à nouveau affronter la même météo défavorable. Le long du canal de Caen à la mer, je faisais 2 pas en avant et 1 pas en arrière. Habituellement il me fallait 1h pour rejoindre le célèbre « Pegasus Bridge », cette fois-ci, il m’a fallu ajouter 12 minutes. Au final, je boucle les 27 km en 3h20’ au lieu des 3h habituelles. Le mercredi 6 séries de 2 km autour du bassin du port de Dives, toujours avec ce même vent qui me scotchait sur place. Le samedi sortie de 24 km en campagne, avec cette fois-ci une météo plus clémente. J’ai ainsi parcouru un peu plu de 120 km dans la semaine, comme j’avais prévu de le faire à l’arrivée du printemps. Bien m’en a pris car les aléas de la vie peuvent vous arrêter dans votre élan. Un triste évènement familial m’a écarté du bitume la semaine dernière. J’ai rechaussé les running pour une nouvelle sortie de 24 km samedi matin. Au programme de cette semaine, il y aura ce soir ainsi que mercredi, 2 petites sorties tranquilles de 15 km pour maintenir la musculature au top, mais sans puiser dans les réserves. Celles me seront utiles le week-end prochain, car là c’est moi qui participe à un 24h de marche à Château-Thierry (02). Je n’ai pas d’objectif record personnel. Je ne veux prendre aucun risque qui pourrait compromettre ma participation à Antibes. Sur un parcours réputé difficile, j’espère approcher les 170 km. Alain et Sylvain assureront mon assistance, c’est ça le travail d’équipe. Je vous invite à suivre l’épreuve sur http://www.marchons.com/ en cliquant sur la bulle « Direct Live » de la page d’accueil.
 El Gino
 
« On ne peut apprendre au crabe à marcher droit »   [Aristophane]
 Alain Courtoisie Sport


 


 

haut de page

IMC et Pensées

2 commentaire(s)

Date de publication: 02/03/2010

 

L’ischio-jambier et le moyen fessier vont mieux mais sont encore un peu douloureux. Je me dois d’observer une 2ème semaine de repos. J’en profite pour travailler davantage les assouplissements, étirements et abdominaux. Ce sera donc un repos réparateur. Je reprendrai l’entraînement lundi prochain. Il me restera 3 semaines pour préparer les 24 h de Château-Thierry qui constitueront une bonne mise en jambes pour Antibes.
Pour répondre plus précisément aux questions de Franck relatives à l’IMC, j’ai rencontré, à l’issue de l’épreuve de Charly, des grands spécialistes du « Paris-Colmar ». Voici leur propos: en début de saison durant les 2 premiers 24 h, les marcheurs perdent 1 à 2 kg. Ensuite ils arrivent à leur poids de forme et ne perdent plus. Pour « Paris-Colmar », c’est différent. Ils marchent pendant 3 jours non stop avec des horaires à respecter contrairement à Antibes où chacun est libre de gérer son temps. Ils sont à leur poids de forme depuis longtemps et perdent très peu durant l’épreuve. Après celle-ci, ils peuvent faire de la rétention d’eau et prendre plusieurs kilos dans les jours qui suivent. A cela s’ajoutera une très grande fatigue. Puis, brutalement, en 1 seule nuit, ils perdent tous ces kilos et même davantage. Ces spécialistes sont unanimes sur un point : il n’y a pas d’augmentation de la masse musculaire dans des épreuves d’ultrafond.
Sur le plan cardiaque, je ne suis pas médecin, mais le cardiologue que j’ai rencontré suite à mon échec sur le « Paris-Colmar » est contre ces sports extrêmes même si l’athlète est affûté. Alors que dire pour les marcheurs présentant un surpoids ? Je connais plusieurs marcheurs concernés qui enchaînent les 24 h et ne se plaignent pas de problèmes cardiaques ou articulaires. Je pense mais je n’affirme pas que tout est question d’entraînement et de dosage de l’effort. En acceptant de marcher en deçà de ses limites, on peut aller très loin sans endommager la machine. Comme je l’ai déjà dit précédemment, la marche de fond c’est « souvent, longtemps, jamais durement ». Hormis les problèmes de tendons d’achille, l’an dernier j’ai terminé les 6 jours beaucoup plus frais physiquement qu’après n’importe quel 24 h. J’avais volontairement réduit mon allure de près d’1,5 km/h ce qui est énorme en marche. Je m’arrêtais quotidiennement chez le médecin de l’épreuve. Son premier geste était la prise de tension qui est restée normale et identique du début à la fin. Sur du long terme, il faut savoir marcher avec sa tête.
Belle transition pour répondre aux questions de Bernard. A quoi pense-t-on pendant l’effort ? Je crois que l’idéal serait de pouvoir faire le vide total dans son esprit, pour marcher le plus relâché possible tel un métronome. Mon ami Loulou qui m’a enseigné les bases de la discipline et me rejoint régulièrement dans mes entraînements est expert en la matière. Moi, je ne sais pas faire. Je suis le roi de la « gamberge ». Je refais le monde pendant l’épreuve. Je pense naturellement à beaucoup de sujets personnels. Mais j’ai arrêté de penser au Loto; ça ne m’a jamais rien rapporté. Pour ne pas être distrait par mes pensées qui peuvent faire baisser mon allure d’1 à 2 km/h sans m’en rendre compte, je m’efforce de rester concentré en permanence sur ma technique. Je suis compétiteur donc je calcule tout : mon allure, l’écart avec mes adversaires, leurs stratégies, mes ravitaillements. Certains marcheurs s’isolent en écoutant de la musique. Moi je n’aime pas et je trouve cela dangereux. Il faut savoir que la majorité des parcours ne sont pas fermé à la circulation, alors je préfère jouir de tous les bruits extérieurs pour ma sécurité personnelle. Pour l’avoir vécu, même si j’ai horreur de cette musique, je reconnais qu’une bonne sono placée sur un véhicule suiveur et vous envoyant de la techno aide à garder un rythme. Mais je ne pense pas pouvoir la supporter pendant 6 jours. J’essaie de ne pas penser aux douleurs quand arrivent les premières ampoules ou courbatures. Je crois que la maladie avec ses luttes quotidiennes contre la douleur m’a forgé un mental d’acier qui m’aide à appréhender tous ces petits bobos. C’est bien le seul point positif que je lui accorde.
Pour terminer, c’est avec grand plaisir que je me rendrai aux journées médicales de Monaco. Il y aura sans aucun doute de précieux échanges sur la maladie, la médecine et le sport.
El Gino
 
« Il est bien des choses qui ne paraissent impossibles que tant qu’on ne les a pas tentées » [André Gide]
Alain Courtoisie Sport
 
 Photo : petite balade d’une douzaine d’heure pour environ 90 km sur le chemin des douaniers (Manche) avec mon ami Loulou.
 

haut de page

Dur, dur la marche de sprint !

2 commentaire(s)

Date de publication: 23/02/2010

 

 
Dimanche 21 février, j’ai participé aux 8 heures de marche de Charly sur marne (02), en relais avec un ami du « SPN Vernon » (27). Il y avait un joli peloton de 89 marcheurs au départ. Un temps frais mais pas glacial comme les années précédentes nous a accompagné pendant la matinée. Nous avons même eu doit à une petite éclaircie dans l’après-midi. Bref la météo était idéale pour une belle épreuve. Avec mon ami Sylvain, sur un parcours agréable mais usant, nous avons parcouru 70 km 648 m en 7h51’à 9 km/h de moyenne. Le vainqueur en individuel n’est autre que Bernardo JOSE MORA, l’espagnol vainqueur des 6 jours d’Antibes 2009. Félicitations à lui, ce n’est pas un marcheur du dimanche (Gérard Cain comprendra) !! Nous prenons la 11ème place au classement scratch et la 6ème place (sur 16) du classement par équipe. A la fin de sa 1ère saison de marche Sylvain a fait la moitié de la distance à 8,5 km/h de moyenne et moi l’autre moitié à 9,5 km/h. Je suis content de ce résultat pour mon ami qui, mentalement a franchi un nouveau cap et qui participera dans 15 jours à son 1er championnat de France de grand fond sur 24 heures avec 2 autres marcheurs de son club, et pas les moindres, car ils étaient tous deux champions de France de la discipline en 2008, l’un chez les hommes, l’autre chez les femmes. Je serai à Bourges pour assurer leur assistance. On inversera les rôles le 26 mars aux 24 h de Château-Thierry (02).
Revers de la médaille pour moi, mon organisme n’a pas digéré l’épreuve. Une épreuve en relais implique beaucoup de rythme. Les muscles et les articulations sont très sollicités. Alors que je marchais à plus de 10 km/h, des douleurs sont apparues à l’ischio-jambier ainsi qu’ au moyen fessier droits dès le début de la 3ème heure et se sont accentuées au fil de l’épreuve. J’aurais probablement jeté l’éponge si j’avais marché en individuel, mais j’ai tenu bon, sans jamais descendre sous les 9 km/h pour accompagner Sylvain qui se donnait beaucoup de mal de son côté. Que voulez-vous, le normand est têtu ! Je ne referai pas d’autres séances prolongées de rythme avant Antibes. Tout le lundi, j’ai eu l’impression d’être un petit grand-père et d’être revenu 4 ans en arrière avant le traitement d’anti TNF alpha. Difficultés à me déplacer, à m’asseoir, à m’habiller, obligation de m’aider des mains pour entrer les jambes dans la voiture, bref, des gestes que j’avais oublié et qui pourtant me paraissent si proches. Quelle bonne idée j’ai eu d’avoir pris une journée de congé ce lundi. Ce midi mon kiné m’a rassuré en me confirmant que c’est uniquement musculaire et que tout est ok pour les articulations. Il m’a fait des « papouilles » parfois très douloureuses mais qui font un bien fou par la suite. J’aime bien la devise Shadock affichée dans son cabinet: « Si ça fait mal, c’est que ça fait du bien ! » Un peu de repos, beaucoup d’étirements et le diesel sera à nouveau opérationnel.
Il m’appartient de rester vigilant. Il y a quelques années, je pouvais marcher sans souci plusieurs heures à 10 km/h. Aujourd’hui cette allure est ramenée à 9 km/h. Les copains de mon âge qui peinaient à me suivre il y a 10 ans sont maintenant devant. C’est comme ça, je l’accepte volontiers. Je suis bien heureux de pouvoir continuer à pratiquer ma passion qui me maintient en forme, tant physiquement que moralement, même si c’est à une allure modérée.
Alors que je n’étais qu’un petit garçon, j’avais déjà, dans ma famille, la réputation d’être un bon marcheur. Je ne savais pas que de cette prédisposition découlerait une passion. Certains se plaisent à dire que je marchais déjà dans le ventre de ma maman. Ils n’ont peut-être pas tort !!
El Gino
« Le courage est contagieux. Il suffit qu’un homme en fasse montre pour que d’autres relèvent la tête » [Billy Graham]
Alain Courtoisie Sport
 


 

haut de page

Quels vêtements et quelle alimentation pour marcher à Antibes ?

1 commentaire(s)

Date de publication: 16/02/2010

 

Les chaussures : des running pas trop légères (celles-ci sont réservées pour les petites distances). Le talon ne doit pas être épais. La chaussure doit pouvoir plier facilement dans vos mains pour permettre un bon déroulement du pied. Vous devez ajouter 1 à 1,5 à votre pointure de chaussure de ville car naturellement le pied gonfle après plusieurs heures de marche (je fais du 44 pour la ville et 45 1/3 pour le sport).
Les chaussettes doivent être fines et sans coutures.
Concernant les vêtements, ils devront être légers et respirant car à Antibes il fait chaud. Si votre peau supporte le soleil vous porterez short ou cuissard et tee-shirt à manches courtes, sinon il faudra prévoir des collants fins et des tee-shirt à manches longues, cette dernière solution étant adoptée par la plupart des marcheurs du Paris-Colmar qui ne veulent pas prendre le risque d’attraper des coups de soleil. Dans la journée la casquette est obligatoire. Vous devrez l’accompagner d’un linge protégeant la nuque. Enfin pensez à emporter un vêtement de pluie imperméable et respirant, même si à Antibes il pleut rarement et ça ne dure pas comme en Normandie !!
Lisez cet article qui parle de la préparation des pieds des marcheurs du Paris-Colmar
http://www.marchons.com/   onglet : marche et santé/soins. Je ne pratique pas le tannage (peut-être à tort) mais j’utilise une pommade anti-frottements avant et pendant l’épreuve.
Pour éviter toute irritation, pensez à une pommade à mettre sous les aisselles et entre les cuisses et à protéger les tétons avec un sparadrap.
Concernant l’alimentation, je vous invite à lire l’article de Jean Cécillon sur http://www.marchons.com/   onglet : marche et santé/alimentation. Il résume tout à fait la situation. Comme le précise le règlement des 6 jours d’Antibes, il est indispensable de prévoir son ravitaillement personnel composé essentiellement de sucres lents, nourriture de base pour les épreuves de grand fond. Vous trouverez le restant dans le ravitaillement fourni par l’organisation.
Franck, concernant la perte en IMC, elle sera réelle lors d’entraînements réguliers. Elle sera faible, voire nulle durant une compétition de 24 h ou plus, car nous mangeons énormément. Durant le Paris-Colmar, certains marcheurs prennent quelques kilos qu’ils perdent naturellement dès la semaine suivante en retrouvant une alimentation classique.
N’oubliez pas de jeter un œil sur le site de Philippe http://www.defi2010.fr/ (voir le dernier commentaire) C’est un Homme fort sympathique qui, comme moi, met sa passion au service des autres. C’est cela, marcher utile ! C’est avec joie que je l’accompagnerai lors d’une étape. Souhaitons lui le meilleur pour la réalisation de ce formidable défi.
 El Gino
 
« Rien ne sert de courir si l’on n’est pas pressé et rien ne sert de marcher si on n’est pas foutu de tenir debout » [Pierre Dac]
Alain Courtoisie Sport


 

haut de page

Vers une marche plus rapide et plus économique

2 commentaire(s)

Date de publication: 08/02/2010

 

Voici quelques modifications à apporter à votre gestuelle pour la rendre plus efficace et plus économique en énergie.
Les pieds doivent être posés le plus droit possible au sol sur 1 ligne droite contrairement à la marche naturelle où les pas forment 2 lignes parallèles. L’attaque au sol doit se faire par le talon la pointe étant alors très relevée. Puis le pied déroulera complètement pour terminer son action par une poussée du gros orteil avant de quitter le sol. De cette poussée découlera l’amplitude maximale du pas.
La jambe doit rester basse et le pied doit raser le sol au retour du pied de l’arrière vers l’avant, (économie d’énergie et pose souple et sans rudesse du pied).
Le bassin est très sollicité en MA. Il subit une double rotation : horizontale par le fait de marcher en ligne et verticale par le retour rasant du pied. Cette double rotation donne le style caractéristique du marcheur athlétique. Elle permet un pas beaucoup plus long qu’en marche ordinaire. Par ailleurs, il a été démontré que ce mouvement du bassin prévient l’arthrose de l’articulation de la hanche. Il ne faut pas chercher à forcer ce déhanchement sous peine de perdre le bénéfice de l’énergie économisée. Plus vous donnerez de fréquence à votre gestuelle et plus ce déhanchement sera prononcé.
Le tronc doit rester droit. On observe une rotation inversée entre le haut et le bas du tronc provoquée par le balancement des bras et le fait de marcher en ligne.
Les épaules, la tête doivent rester droits et le regard à l’horizon.
Les bras servent beaucoup plus dans la marche que dans la course. Ils ont un mouvement inverse à celui des jambes. Ils doivent observer en permanence un angle à 90°. Vers l’avant, les mains ne doivent pas se croiser mais arriver au sternum , vers l’arrière, elle doivent dépasser la hanche.
Les mains doivent être relâchées, les doigts en demi-lune. Celles de Valentin sont trop crispées sur la photo précédente, seul reproche à faire au petit débutant qu’il était, Pas mal !
Maintenant il ne vous reste plus qu’à vous mettre au travail. Vous pouvez travailler individuellement chaque partie du corps, mais c’est uniquement la combinaison de toutes ces actions qui rendront votre geste plus efficace.
Recommandation importante : N’attendez pas le dernier moment si vous souhaitez adopter ce style de marche à Antibes, sinon bonjour les douleurs. Toute nouvelle activité physique doit être progressive. Rappelez-vous mon précédent message. Je pratique cette activité depuis 13 ans et suis persuadé qu’elle est bénéfique dans la lutte contre notre maladie. Elle m’aide à conserver une souplesse au niveau du tronc et du bassin.
Pour plus de détail vous pouvez me contacter par mail à     alain.grassi@acs-france.org
Vous trouverez également toutes sortes d’infos sur la marche sur les sites   http://marchons.com/       et    http://www.cybermarcheur.com/
A suivre : quelle tenue et quelle alimentation pour Antibes ?
Bons entraînements.
El Gino
 
« Il faut d’abord savoir ce que l’on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire, il faut ensuite l’énergie de le faire.» [Georges Clémenceau]
Alain Courtoisie Sport

 

 


 

haut de page

N’y a-t-il qu’une méthode pour marcher plus vite ?

1 commentaire(s)

Date de publication: 01/02/2010

 

Si la marche est l’activité la plus naturelle de l’humain, la technique de la marche athlétique (MA) est une pure invention de l’homme créée dans le seul but de marcher plus vite. Elle consiste à modifier chaque mouvement, de la tête aux pieds, pour économiser un maximum d’énergie pour nous permettre d’aller plus vite et plus loin. En MA, seules 2 règles s’imposent : pas de perte de contact avec le sol et pas de fléchissement du genou. Dans les marches de grand fond, les juges seront plus cléments sur cette seconde règle. Il n’y a donc pas de gestuelle imposée. Chaque marcheur a son propre style. On peut cependant imaginer un geste parfait. Regardez la photo ci-dessous prise pendant les 6 jours d’Antibes 2009.

 
Valentin, mon plus jeune supporter, après quelques recommandations et 1 tour du circuit est proche de la vérité. Il marchait alors à près de 8 km/h. Avait-il l’air fatigué ? Non, et pourtant il n’a fait qu’appliquer quelques consignes portant sur : sa tête, son regard, ses épaules, son tronc, ses bras, ses mains, son bassin, ses jambes et enfin ses pieds. Vous voulez en savoir plus, un peu de patience. En attendant continuez à avaler les kms. La marche de fond, c’est d’abord : « souvent, longtemps, jamais durement ». A suivre également : Quelle tenue pour Antibes ?
El Gino
 
« Mon pied droit est jaloux de mon pied gauche. Quand l’un avance, l’autre veut le dépasser. Et moi, comme un imbécile, je marche ! » [Raymond Devos]
 Alain Courtoisie Sport
 


 

haut de page

Comment aborder un 24 heures de marche à Antibes ?

1 commentaire(s)

Date de publication: 26/01/2010

 

L’idée vous traverse l’esprit, mais vous pensez que ce n’est pas à votre portée. Que nenni, je le répète souvent, la marche est le seul sport que nous pratiquons tous depuis notre plus jeune âge. A Antibes, il n’y a pas de barrière horaire ; vous marchez ou faites une pause quand vous le souhaitez. Le parcours est plat sans difficulté. Vous serez surpris par le nombre de km que vous ferez en 24h. Maintenant si vous souhaitez faire du non-stop, sachez que vous entrez dans l’univers de l’ultra endurance et que vous devrez adopter une allure modérée et régulière si vous voulez espérer aller jusqu’à son terme. Alors mon cher Franck, si tu penses avoir atteint la limite marche – course, c’est que tu mets trop de fréquence ou que tu te prends pour un kangourou. Les marcheurs de sprint atteignent en permanence cette limite. Les marcheurs de fond mettent beaucoup moins de fréquence mais ont une foulée plus ample. Cette technique permet de réaliser un 24 h sans pause et d’effectuer ainsi une plus grande distance. Les plus costaud approchent ou dépassent les 200 km (189 km pour moi).
La difficulté résidera dans la récupération après l’épreuve. Toute activité physique occasionnelle amène son lot de douleurs. Si cette activité devient régulière, votre corps s’accoutumera aux efforts produits et les douleurs s’atténueront. Après un 24 h, vous ressentirez inévitablement une grande fatigue et quelques douleurs pendant plusieurs jours. Si le corps est préparé, celles-ci seront supportables même si elles perturberont considérablement votre sommeil la nuit suivante. (jambes lourdes, raideurs aux lombaires et cervicales). Si le corps n’est pas préparé, les douleurs pourront être plus intenses dès l’arrêt quand les muscles se refroidiront. Vous pourrez même avoir un blocage des hanches et ne pas pouvoir vous lever seul (souvenir de ma 1ère rando sportive de 50 km où j’avais emboîté le pas d’un marcheur athlétique alors que je ne connaissais rien à la discipline). Alors pas d’entraînement = pas d’inscription. Pour obtenir votre billet, pratiquez 2 à 3 sorties par semaine en allongeant progressivement les distances et respectez ces quelques règles :
Ne vous crispez pas mais soyez relâchés. Gardez la tête droite et le regard à l’horizon (sinon, allo, maman bobo aux cervicales après qqes heures). Respirez profondément, le corps semble plus léger et le geste plus aisé à l’inspiration. Buvez régulièrement touts les 10 ou 15 minutes selon la chaleur. Penser à ajouter des sels minéraux à votre eau, l’eau plate seule en abondance peut entraîner un drainage de vos propres sels minéraux et vous amener à la catastrophe (souvenir de mon unique participation à Paris-Colmar). Il existe des boissons prêtes à l’emploi, profitez des entraînements pour les tester. Même si vous n’avez pas faim, mangez régulièrement en petites quantités toutes les 45 minutes. Vos pieds vous portent, bichonnez les; la moindre corne amène une ampoule après qqes heures de marche. A Antibes médecin, kinés et ostéopathes seront à votre disposition. Un arrêt intelligent et réparateur pourra vous faire gagner des km. Enfin prenez beaucoup de plaisir. La campagne a beaucoup plus de charme quand on la parcourt en marchant plutôt qu’en roulant.
Sissy, je n’ai pas de remède miracle pour tes mauvaises nuits. Les douleurs et l’ankylose viennent rapidement dès que notre corps s’immobilise. Pendant plus de 10 ans mes nuits se sont résumées à 2h de sommeil m’entraînant vers un épuisement total. C’est ce qui m’a poussé à accepter le traitement par biothérapie qui pour moi relève du miracle. Par contre je ne peux que t’inciter à poursuivre tes séances de rééducation avec ton kiné et les prolonger chez toi. Même si les douleurs restent présentes, c’est ton corps dans son ensemble qui t’en sera reconnaissant.
Patience, à venir quelques astuces pour une marche plus sportive.
 El Gino
 
« On n’en fera jamais beaucoup si on n’est pas assez courageux pour essayer » [Dolly Parton]

 Alain Courtoisie Sport

 


 

haut de page

Quid de l’entraînement ?

3 commentaire(s)

Date de publication: 21/01/2010

 

Quelques chiffres valent mieux qu’un beau discours, pour moi, l’entraînement c’est :

7 à 8 heures et 60 km de marche athlétique par semaine en 3 sorties, 2 de fond et 1 axée sur la technique et la fréquence.

140h et 1000 km entre le 15 août et le 31 décembre 2009 (avec 4 semaines d’arrêt en octobre pour soigner une tendinite).

2 à 3 séances de préparation physique générale d’1h30 par semaine : rameur, abdos, gainage, assouplissements et étirements. Avant d’être sous biothérapie, ces séances étaient plus courtes mais quotidiennes. Je pratique certains exercices mis en ligne sur le site dans la rubrique « auto gym vidéo ».

Enfin 1 séance hebdomadaire chez mon kiné qui me trouve toujours des nouveaux exercices pour rompre la monotonie et sait me booster quand j’en ai besoin.

Rien de bien extraordinaire, mais je suis en mouvement 6 jours sur 7. C’est ma façon à moi de lutter contre la maladie car je ne suis pas accroc aux médicaments.

La mise sous biothérapie depuis plus de 3ans me donne une seconde jeunesse. Je reste cependant à l’écoute de mon corps et ne m’autorise pas n’importe quoi. Si je débute chaque entraînement par un petit footing léger de 2 km pour mieux monter en température, j’ai mis définitivement une croix sur la course à pied que j’ai pratiqué assidûment durant 15 ans au grand dam de ma rhumatologue avant de connaître la marche athlétique. De même dès le printemps, si mes articulations l’acceptent, j’augmenterai progressivement le nombre de séances et le kilométrage pour approcher les 100 km hebdomadaire.  Marcher, marcher, toujours marcher, on n’a pas trouvé mieux pour aborder une épreuve comme les « 6 jours d’Antibes » ou « Paris-Colmar ».

PS : Suivant les conseils de ma rhumatologue, je me suis fait vacciner début janvier contre la grippe A. Comme après le vaccin contre la grippe saisonnière, je n’ai pas gonflé, ni attrapé de boutons, ni vu repousser les cheveux qui ont quitté le sommet de mon crâne depuis pas mal d’années.

El Gino

 

« Il est plus facile de marcher que d’effacer la trace de ses pas après avoir marché. » [ Zhuangzi ]

Alain Courtoisie Sport


haut de page

BONJOUR A TOUS

2 commentaire(s)

Date de publication: 11/01/2010

Les derniers réglages sont terminés. Je suis fin prêt à discuter avec vous.Tout d’abord, permettez-moi de vous adresser mes meilleurs vœux pour 2010, avec un minimum de douleurs mais beaucoup de réussite dans ce que vous entreprendrez.Pour commencer cette discussion, quelques mots sur l’événement qui nous réunit sur cette page : le « French Ultra Festival d’Antibes » 

EDITO….

 
Les 6 jours d’Antibes sont à l’Ultrafond ce que Paris Nice est au Cyclisme. Cette épreuve constitue un but à atteindre pour bien des spécialistes de l’Ultrafond, un symbole de courage et générosité.
Les athlètes du French Ultra Festival d’Antibes ne sont pas des êtres hors normes venus d’une autre époque effectuant une épreuve hors normes. Ils ne sont pas davantage des victimes d’une compétition que certains qualifient, à tort, d’inhumaine. Ils sont simplement des sportifs qui, face au confort matériel de la civilisation moderne, recherchent un idéal accessible seulement à force de courage et ténacité, une sorte de voyage au bout de soi-même. Dans cette lutte contre les adversaires, la souffrance, la météo, le sommeil et le découragement ils doivent s’armer d’une volonté qui dépasse les bornes pour êtres capables de se dominer à tout instant. Aussi ces athlètes qui ne viennent pas pour épater le public apprécient les encouragements et ne sont pas insensibles aux vrais sentiments d’admiration et à la marque du respect qu’ils méritent.
Comme le bon vin, l’épreuve se bonifie chaque année. Gérard Cain, l’organisateur, ne compte pas son temps et ne ménage pas ses efforts pour nous offrir une épreuve de qualité. Il a su s’entourer d’une équipe de bénévoles qui ne connaissaient pas ou peu notre discipline mais qui, par la qualité des échanges qui se créent, reviennent chaque année par plaisir pour nous choyer. 
Souhaitons que la flamme du French Ultra Festival d’Antibes brûle encore durant de nombreuses années. 
Alain Courtoisie Sport
« Les vraies passions donnent des forces, en donnant du courage. »[ Voltaire ]


 

haut de page

BONJOUR A VOUS TOUS

7 commentaire(s)

Date de publication: 16/12/2009

 

Alain Grassi va participer aux 6 jours d'Antibes 2010 du 6 au 12 juin.

Alain est atteint, comme nous, de spondylarthrite ankylosante, c'est lui, sur cette page qui lui est dédiée, qui va vous raconter comment avec sa maladie il trouve l'énergie pour s'entraîner, pour se motiver et, comme nous avons pu le constater lors de la version 2009 des 6 jours d'Antibes, comment Alain atteint les objectifs toujours plus élevés qu'il s'est fixé.

 Alain dialoguera avec ses supporters, vous pouvez lui répondre par cette page et après un léger temps pour la modération votre réponse sera en ligne.

Action contre les spondylarthropathies sera aux côtés d'Alain, mieux organisés que l'an passé lorsque nous découvrions cette course extraordinaire. Vous pouvez noter sur vos agendas que vous pourrez passer au Fort d'Antibes début juin pour applaudir Alain.  L'équipe d'ACS


 

haut de page